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Mardi 28 août 2007

chimay.jpgIl restait trois jours avant la cloture de l'appel à texte. La deadline de la mort. J'avais peur de ne pas y arriver, de ne pas rendre mon texte à temps ; j'étais tout flageollant, les genoux qui faisaient des tak-atak-atak de castagnettes.
Alors, je me suis levé tôt tous les matins de la semaine dernière (oui, je fais partie de cette France là désormais), me suis préparé un grand pot de café (dans une jolie cafetière Bodum hyper design - 29 euros) et ai posé mon derrière sur mon fauteuil bleu à la finition très Conforama (65 euros, je crois), avant de lancer ma machine et de m'atteler à cette grande et magnifique histoire qu'est La Ligue des Faiseurs de Bière.
A 9h30 aujourd'hui, j'ai envoyé mon texte à Phénix Web, pour l'appel à texte 'Super pouvoirs ? A quoi ça sert ? 

Question à laquelle je réponds : à faire de la bière.

guiness.jpg(Le truc bien avec mes titres, c'est qu'en fait, y'a juste besoin de les lire pour tout savoir de l'histoire - je me demande même s'il ne vaudrait pas mieux que j'écrive uniquement des titres ;  de cette façon, je ne me ferai pas chier à développer des intrigues et des personnages, et vous n'auriez pas à vous farcir ma prose - gain de temps pour tout le monde)

Le sort en est jeté. J'ai lancé des dés pour voir un peu ce que me réservait l'avenir, j'ai fait quatre. J'ai aussi tiré les cartes, j'ai eu valet, neuf, as, dix - à trèfle - c'est con, je jouais pas à la belote. Je ne sais pas ce que tout cela signifie. Je vais peut-être essayer le marc de café, y'en a plein au fond de ma cafetière.

Au pire, si je suis pas retenu, vous pourrez vous downloader La Ligue des Faiseurs de Bière, et la déguster peinard, un verre de Guiness à la main.

 

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Samedi 25 août 2007
Placardeau-Blues09.jpg
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Mardi 21 août 2007

Non, aujourd'hui, pas de diatribe, pas d'attaque gratuite sur qui ou quoi que ce soit.

(Ou alors, si, allez, parce que je ne peux pas résister : une sur notre cher Président - ah, bah, oui, hein, vous l'avez voulu, vous avez voté, vous l'avez, c'était peut-être pas très malin, ok, l'alternative était pas hyper séduisante non plus, mais maintenant faut assumer - qui vient de sortir un truc sur les délinquants sexuels disant en substance 'faudrait les enfermer et qu'ils ne sortent jamais'
Géniale comme idée, c'est du niveau d'une discussion de beauf au comptoir du coin, allez hop, on les boucle et on jette la clé, ces espèces d'enculés de leur race' (jolie expression cumulant deux délits : l'homophobie et le racisme - que, cependant, j'utilise beaucoup). 
Si j'étais vindicatif et très balèze, je mettrais bien mon poing dans la gueule au premier qui oserait affirmer c'est de la justice. Soyons sérieux : enfermer un mec dans une prison sans lui donner le moindre espoir qu'il ne sorte jamais, ça ressemble à quoi ? Autant lui coller une bastos calibre 32 full metal jacket dans la nuque, blam !, à la chinoise, et on en parle plus. 
La prison à vie, sans rémission possible, c'est pire que la peine de mort.
L'évolution logique de ce genre de propos serait donc de revenir à des méthodes plus humaines de justice (non, pardon, de vengeance), les mêmes que celles de nos (heureusement) lointains voisins les Texans qui viennent de griller leur 400ème gugusse sur la chaise en 30 ans (évidemment, c'était un black - il a eu le malheur de pas avoir super bien choisi le jour de la distibution des maillots)
Bon, là, j'ai pas envie de développer - je le ferais peut-être via une nouvelle, ça sera plus simple - , mais c'est le genre de propos insupportable de la part d'un Président de la République (en France du moins) - alors, qu'à contrario, il me fait beaucoup rire quand il vient de la bouche empuantie d'alcool de Jean-Louis, le pochtron bien connu du canit des canuts)

Un petit état des lieux : Valdemar 2.0 est écrite à 80%, mais j'ai le temps, la dealine est au 31 octobre - on peut y aller mollo. NanOrchideus, est environ à 0.05%, et là, j'ai encore plus le temps puisqu'elle n'est prévu pour rien ni personne. De même pour Qui je reviens.
Le truc con, c'est qu'entre temps, j'en ai commencé trois autres, qui ont pris le pas sur les précédentes (je m'en fous, j'ai le droit, je suis couvert par mon Contrat Moral d'Ecriture) : 
La Ligue des Faiseurs de bière, à 80 % aussi, pour répondre à un AT qui, lui, se cloture le 31 aout - et il y a une chance sur deux pour que je ne soit pas prêt à temps - tant pis, je la mettrai en ligne ici.
Holy War - La guerre des Olives , un gros délire issu d'un tout petit bout de thread sur Fantastinet, qui va surtout me permettre de m'exercer à la description de batailles rangées. Celle-ci devrait finir en Copyleft. Ecrite à 10%.
BombermanLand-Wii-Editeur-008-copie-1.jpgLe grand moment de solitude du BombermanTM face à la langue de feu surgie de la tuyère du réacteur (oui, c'est mon titre, et je vous emmerde) : encore un délire, cette fois-ci issu d'un rêve que j'ai eu dans la nuit du dimanche 19 aout au lundi 20. Ecrite à 50%. Possible Copyleft. Putain, je suis trop généreux - ça finira par me perdre.

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Dimanche 19 août 2007
Placardeau-Blues04.jpg
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Mardi 14 août 2007

Article Un – Le but premier de L.106 n'est pas d'être publié. Il s'agirait cependant d'un phénomène périphérique fort appréciable qui serait accueilli avec bonheur et bienveillance. L.106 ne cracherait bien évidemment pas sur le fait d'être une star adulée et de gagner beaucoup de pognon.

Article 2 – L.106 écrit pour se faire plaisir, même s'il en chie parfois. Par conséquent, n'étant soumis à aucune obligation, aucune date limite, il se réserve le droit de ne pas terminer ses histoires et de tout laisser en plan pour faire autre chose de plus intéressant, qu'il s'agisse de rédiger une autre histoire, d'aller tirer un coup (payant ou non) ou de jouer à la Playstation.

Article 3 – L.106 se propose de rédiger alternativement un récit (roman ou nouvelle) en vue de publication et un récit en copyleft qui sera diffusé sur ce blog. Ce qui signifie en clair que pour toute nouvelle écrite pour répondre à un appel à texte, ou tout roman proposé à un éditeur, devra exister son pendant sur ce blog. Si le récit rédigé en vue de publication n'est pas retenu, il se transformera instantanément en copyleft.
Pour mémoire, le copyleft signifie que le contenu est copiable, gratuitement, mais que, merci beaucoup, L.106 conserve ses droits dessus. Sinon, il enverra ses rottweilers baveurs, ses faucons millésimés et ses diptères carnivores qui auront pour mission de successivement vous liquéfier le visage à grand jets d'acide sulfurique, de vous becqueter les globes oculaires après avoir pris soin de les faire éclater d'un plop! sonore, et de vous pondre des œufs dans la partie la plus charnue de votre anatomie, ce qui selon les individus peut correspondre aussi bien aux fesses qu'au bide.
Et si ça ne suffit pas, il pourra toujours avoir recours à ses avocats. Bien murs, bien pourris. Mais très bons avec de la mayonnaise et du crabe. Lancés très fort et avec précision, ils pourraient déclencher une septicémie foudroyante. Ou une bonne chiasse.

Article 4 – L.106 est une éponge qui bouffe à tous les râteliers. Si une histoire lui semble mériter d'être racontée, d'où qu'elle vienne, il le fera, dut-il froisser quelques susceptibilités. Ayant lui-même été froissé plus d'une fois, il appliquera non seulement la loi du Talion, mais aussi celle du 'je fais ce que je veux, quand je veux et je t'emmerde'. Pour la simple raison qu'il ne s'agit que d'œuvres de fiction qui n'ont qu'un impact modéré sur l'histoire de l'humanité, et n'ont donc aucune espèce d'importance. Par conséquent, tout froissage ne sera dû qu'à quelques égos surdimensionnés, qu'il conviendra de rendre à des proportions plus adéquates. Genre la taille d'une boite à chaussures, pointure 36.

Article 5 – L.106 conchie les artistes, qui constituent une insulte permanente à l'Art. Par ailleurs, L.106 conchie aussi l'Art, qui – tout comme Dieu – n'existe pas. En conséquence, de quoi, cet article est insignifiant, puisqu'il concerne des concepts et des choses (les artistes, donc) qui n'ont aucune existence concrète.
L.106 ayant conscience de vivre dans un monde procédurier et ne souhaitant pas être poursuivi pour 'incitation à la haine artistique' précisera qu'il n'éprouve pas de haine envers les artistes, mais uniquement du mépris, ce qui n'est – sauf erreur de sa part – pas encore susceptible de poursuite.
D'une façon générale, étant une grosse fiotte, L.106 reniera tous ses propos et fera amende honorable (mais n'ira cependant pas jusqu'au seppuku, faudrait pas déconner non plus) s'il venait à être menacé verbalement ou physiquement. Il ira même jusqu'à faire pipi dans son boxer Calvin Klein pour montrer qu'il est effrayé.

Article Antépénultième – L.106 est un schizophrène, très sage la journée au boulot, habillé en costard cravate, propre sur lui, très gentil, très poli, qui dit oui tout le temps, qui tend la joue droite quand on lui baffe la gauche, écoute du Haydn et du Brahms, le gendre idéal. C'est normal, il faut bien qu'il mange, il a donc appris à baisser son froc. La nuit, le week-end, ou sur internet, il est autre, il enlève le masque, devient le vrai lui, un connard misanthrope qui s'habille tout de noir, boit de la bière, mange gras, écoute Metallica et Paradise Lost, pète, rote à l'envie et se gratte les couilles. Sa scribouille reflètera donc cette maladie mentale, permettant au plus vulgaire de cohabiter avec le merveilleux et à l'humour frais de cotoyer la noirceur des abîmes

Article Pénultième – L.106 est un sale gosse et le restera. Il a décidé de vivre sa crise d'adolescence une fois passée la trentaine et le fait via la scribouille. Faire l'expérience de lui demander quelque chose, même en disant s'il te plait, peut être déstabilisant : il y a une forte probabilité qu'il fasse le contraire.
Ou pas. Nul ne sait. Ce qui élimine la possibilité de lui demander quelque chose dans l'espoir que, justement, il fasse le contraire. Des univers entiers se sont effondrés en se basant sur ce genre de théorie.

Article Dernier – Tous les articles ci-dessus peuvent être revus, modifiés, amendés, paraphés, supprimés, gommés, dégommés à tout instant, comme dans tout contrat putesque qui se respecte. Si vous ne croyez pas que les contrats putesques puissent exister dans la vraie vie, relisez vos polices d'assurance auto et votre contrat de téléphonie mobile.

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Lundi 13 août 2007

J'ai pris une décision, en ce qui concerne la mise en ligne de Que tombe le ciel sur le net : je ne le ferai pas. Pour une raison très simple et très prétentieuse à la fois. J'ai envie de jouer au grand et de tenter de faire publier ce bouzin, le faire publier 'pour de vrai'. Vous savez, en livre, le machin en papier avec une couverture bariolée et avec mon nom écrit en gros dessus. Histoire de voir ce que ça fait d'essayer d'aller jusqu'au bout d'un truc, d'être un peu sérieux, pour goûter la différence.
Si je le publie en morceaux sur mon blog, il est flingué d'avance, j'aurais pratiqué une IVG brutale sur mon propre roman. Et ça serait dommage.
Je vais donc continuer de l'écrire dans mon coin, sur mes blocs sténo, avec mes stylos billes. Plus exactement, il s'agira d'écrire la V2, puisque le roman existe déjà à l'état de 'premier jet'. Mais, entre temps, j'ai voulu ajouter quelques nouveaux thèmes, approfondir les existants, modifier la narration (passer de 2 voix à 5), ce qui fait que je dois tout revoir. De fond en comble. Si l'histoire reste simple, sa thématique est plus ambitieuse que je ne le croyais au début : je pensais aller vers un actioner bourrin, et je me retrouve avec un bouquin introspectif sur la lâcheté, la perte de la foi et la culpabilité - rien de très léger. Du lourd. Pas loin d'être indigeste.
Mais je promets aussi une scène de cul (oui, bon, ça sera peut-être réduit à un petit bisou, on verra), un massacre bien gore (ou deux), et des jet-packs.

Pour l'actioner bourrin, je pense que je vais me tourner vers Hors des Rails, qui dans ma tête ressemble de plus en plus à Lost (je viens de visionner la saison 3, et un des twists est très – trop – proche d'un des twists que j'avais imaginé) : du grand n'importe quoi, mais fun.

Ce qui m'amène à mon contrat moral, à venir très prochainement sur ce blog, qui pourrait se résumer à la règle suivante : pour toute nouvelle/roman destinée à la publication (ou sa tentative), il y aura son pendant (oh, peut-être, juste un peu plus court, un peu moins travaillé) en copyleft, ici même sur ce blog.

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Dimanche 5 août 2007
Placardeau-Blues20-copie-1.jpg
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Samedi 4 août 2007

Ca fait un petit moment que j'ai rien publié sur ce blog, rien de consistant. C'est que, pendant que beaucoup sont en vacances, je bosse moi, j'ai un métier, je suis pas intermittent du spectacle.

(Et allez! Hop! Je viens de me mettre à dos les intermittents. Pour ce que ça peut foutre - ils lisent pas mon blog)

(Et encore, j'ai été gentil, j'aurais pu élargir à la fonction artistique en général - vous savez ces gros branleurs prétentieux qui veulent pas se sortir les doigts du cul et qui se permettent de donner des leçons à la terre entière - ouais, mais tu comprends, c'est pas pareil, j'veux dire, le monde, bon, il est dans la merde, mais c'est à cause du patronat tu vois, la politique, la mondialisation, ledarfourliraklafganistan, tout ça c'est le mal, sérieux quoi, alors j'exprime ma révolte, je suis pas content, oui bon, c'est vrai, mon tableau-ma chanson-mon bouquin il est moche, tout gribouillé, mal écrit, il fait mal aux oreilles, j'l'ai torché en deux minutes, à l'arrache, comme ça, rapide, mais bon, faut voir la rage derrière, y' a un message caché, je sais pas lequel, j'l'ai pas trouvé, mais c'est ma muse

MY PLUG IN BABY 
CRUCIFIES MY ENEMIES
WHEN I'M TIRED OF GIVING
ta gueule la muse !
c'est ma muse, elle parle à ma place, et pis merde quoi, c'est aux autres de trouver mon message, je suis un artiste, j'ai pas à expliquer, putain non, c'est trop dur, ou alors si, je veux bien expliquer, mais va falloir que j'ouvre deux trois bouquins de philo ou de socio, trouver des mots compliqués, des machins de Sénèque, non c'est trop vieux ça, tiens plutôt Foucault (et son pendule - quoi, c'est pas le même ? qu'est-ce qu'on s'en branle ?) ou Deleuze, peut-être, un nom qui fracasse bien, Nietsche (y'a un Z qui devrait se balader quelque part, mais je sais pas où le mettre) et son Ainsi parlait Tarass-Boulba, mettre des gros concepts derrière tu vois, appliquer des trucs d'architecture sur ma peinture, mélanger les genres, faire semblant tout bien d'être malin, et rigoler très fort une fois que j'ai la thune 'putain, comment je me suis bien foutu de leur gueule, comment j'ai bien enculé le système', mais bon, moi j'ai le droit, je suis un artiste, je suis intouchable, je fais dans la culture)

Oups.
Je me suis un peu enflammé. On aura donc compris que je pense beaucoup de bien des artistes autoproclamés.
(Et pour ceux qui veulent, le bureau des insultes est ouvert - faites vous plaisir, sortez les canons et les machettes, on va bien se marrer).

Alors que le but premier de ce post était de vous parler rapidement des mes nouvelles in progress
On y va :
- Valdemar 2.0 - écrite pour répondre à un appel à texte. Le titre - et l'inspiration générale - viens d'une nouvelle de E. Allan Poe (La vérité sur le cas de M. Valdemar), mais adapté/trituré/défoncé à la sauce gothique-cyberpunk.
- NanOrchideus - une parodie de Ulysse 31. Nano le petit robot est un connard.
Qui je reviens - à la base un texte non SF, genre auto-fiction, que je vais remodeler pour le rendre SF (le décor au moins). Ton un peu mélancolique, tristounet, on pleure, on renifle, bouh...

Allez, rendez-vous l'année prochaine, quand j'aurais fini toutes ces bouses.

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