Scribouillographie

Bomberman must die !
Le Chalutier gelé
Rêveurs - Unissez !
Truelle, Pelle et Sébastian
Papy Martin 
KK ds ma couch
Le fils du Héros
Répétition

Work in Progress
La Romance de Fandango
Simulation Vague 1
Tombe le ciel - Roman

Rewriting
Valdemar 2.0
La Ligue des Faiseurs de Bière

Development Hell
Exit Irae - roman

Catégories

Profil

  • : L. Dix-Six
  • el-dix-six

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mardi 28 août 2007

chimay.jpgIl restait trois jours avant la cloture de l'appel à texte. La deadline de la mort. J'avais peur de ne pas y arriver, de ne pas rendre mon texte à temps ; j'étais tout flageollant, les genoux qui faisaient des tak-atak-atak de castagnettes.
Alors, je me suis levé tôt tous les matins de la semaine dernière (oui, je fais partie de cette France là désormais), me suis préparé un grand pot de café (dans une jolie cafetière Bodum hyper design - 29 euros) et ai posé mon derrière sur mon fauteuil bleu à la finition très Conforama (65 euros, je crois), avant de lancer ma machine et de m'atteler à cette grande et magnifique histoire qu'est La Ligue des Faiseurs de Bière.
A 9h30 aujourd'hui, j'ai envoyé mon texte à Phénix Web, pour l'appel à texte 'Super pouvoirs ? A quoi ça sert ? 

Question à laquelle je réponds : à faire de la bière.

guiness.jpg(Le truc bien avec mes titres, c'est qu'en fait, y'a juste besoin de les lire pour tout savoir de l'histoire - je me demande même s'il ne vaudrait pas mieux que j'écrive uniquement des titres ;  de cette façon, je ne me ferai pas chier à développer des intrigues et des personnages, et vous n'auriez pas à vous farcir ma prose - gain de temps pour tout le monde)

Le sort en est jeté. J'ai lancé des dés pour voir un peu ce que me réservait l'avenir, j'ai fait quatre. J'ai aussi tiré les cartes, j'ai eu valet, neuf, as, dix - à trèfle - c'est con, je jouais pas à la belote. Je ne sais pas ce que tout cela signifie. Je vais peut-être essayer le marc de café, y'en a plein au fond de ma cafetière.

Au pire, si je suis pas retenu, vous pourrez vous downloader La Ligue des Faiseurs de Bière, et la déguster peinard, un verre de Guiness à la main.

 

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Samedi 25 août 2007
Placardeau-Blues09.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 21 août 2007

Non, aujourd'hui, pas de diatribe, pas d'attaque gratuite sur qui ou quoi que ce soit.

(Ou alors, si, allez, parce que je ne peux pas résister : une sur notre cher Président - ah, bah, oui, hein, vous l'avez voulu, vous avez voté, vous l'avez, c'était peut-être pas très malin, ok, l'alternative était pas hyper séduisante non plus, mais maintenant faut assumer - qui vient de sortir un truc sur les délinquants sexuels disant en substance 'faudrait les enfermer et qu'ils ne sortent jamais'
Géniale comme idée, c'est du niveau d'une discussion de beauf au comptoir du coin, allez hop, on les boucle et on jette la clé, ces espèces d'enculés de leur race' (jolie expression cumulant deux délits : l'homophobie et le racisme - que, cependant, j'utilise beaucoup). 
Si j'étais vindicatif et très balèze, je mettrais bien mon poing dans la gueule au premier qui oserait affirmer c'est de la justice. Soyons sérieux : enfermer un mec dans une prison sans lui donner le moindre espoir qu'il ne sorte jamais, ça ressemble à quoi ? Autant lui coller une bastos calibre 32 full metal jacket dans la nuque, blam !, à la chinoise, et on en parle plus. 
La prison à vie, sans rémission possible, c'est pire que la peine de mort.
L'évolution logique de ce genre de propos serait donc de revenir à des méthodes plus humaines de justice (non, pardon, de vengeance), les mêmes que celles de nos (heureusement) lointains voisins les Texans qui viennent de griller leur 400ème gugusse sur la chaise en 30 ans (évidemment, c'était un black - il a eu le malheur de pas avoir super bien choisi le jour de la distibution des maillots)
Bon, là, j'ai pas envie de développer - je le ferais peut-être via une nouvelle, ça sera plus simple - , mais c'est le genre de propos insupportable de la part d'un Président de la République (en France du moins) - alors, qu'à contrario, il me fait beaucoup rire quand il vient de la bouche empuantie d'alcool de Jean-Louis, le pochtron bien connu du canit des canuts)

Un petit état des lieux : Valdemar 2.0 est écrite à 80%, mais j'ai le temps, la dealine est au 31 octobre - on peut y aller mollo. NanOrchideus, est environ à 0.05%, et là, j'ai encore plus le temps puisqu'elle n'est prévu pour rien ni personne. De même pour Qui je reviens.
Le truc con, c'est qu'entre temps, j'en ai commencé trois autres, qui ont pris le pas sur les précédentes (je m'en fous, j'ai le droit, je suis couvert par mon Contrat Moral d'Ecriture) : 
La Ligue des Faiseurs de bière, à 80 % aussi, pour répondre à un AT qui, lui, se cloture le 31 aout - et il y a une chance sur deux pour que je ne soit pas prêt à temps - tant pis, je la mettrai en ligne ici.
Holy War - La guerre des Olives , un gros délire issu d'un tout petit bout de thread sur Fantastinet, qui va surtout me permettre de m'exercer à la description de batailles rangées. Celle-ci devrait finir en Copyleft. Ecrite à 10%.
BombermanLand-Wii-Editeur-008-copie-1.jpgLe grand moment de solitude du BombermanTM face à la langue de feu surgie de la tuyère du réacteur (oui, c'est mon titre, et je vous emmerde) : encore un délire, cette fois-ci issu d'un rêve que j'ai eu dans la nuit du dimanche 19 aout au lundi 20. Ecrite à 50%. Possible Copyleft. Putain, je suis trop généreux - ça finira par me perdre.

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 19 août 2007
Placardeau-Blues04.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 14 août 2007

Article Un – Le but premier de L.106 n'est pas d'être publié. Il s'agirait cependant d'un phénomène périphérique fort appréciable qui serait accueilli avec bonheur et bienveillance. L.106 ne cracherait bien évidemment pas sur le fait d'être une star adulée et de gagner beaucoup de pognon.

Article 2 – L.106 écrit pour se faire plaisir, même s'il en chie parfois. Par conséquent, n'étant soumis à aucune obligation, aucune date limite, il se réserve le droit de ne pas terminer ses histoires et de tout laisser en plan pour faire autre chose de plus intéressant, qu'il s'agisse de rédiger une autre histoire, d'aller tirer un coup (payant ou non) ou de jouer à la Playstation.

Article 3 – L.106 se propose de rédiger alternativement un récit (roman ou nouvelle) en vue de publication et un récit en copyleft qui sera diffusé sur ce blog. Ce qui signifie en clair que pour toute nouvelle écrite pour répondre à un appel à texte, ou tout roman proposé à un éditeur, devra exister son pendant sur ce blog. Si le récit rédigé en vue de publication n'est pas retenu, il se transformera instantanément en copyleft.
Pour mémoire, le copyleft signifie que le contenu est copiable, gratuitement, mais que, merci beaucoup, L.106 conserve ses droits dessus. Sinon, il enverra ses rottweilers baveurs, ses faucons millésimés et ses diptères carnivores qui auront pour mission de successivement vous liquéfier le visage à grand jets d'acide sulfurique, de vous becqueter les globes oculaires après avoir pris soin de les faire éclater d'un plop! sonore, et de vous pondre des œufs dans la partie la plus charnue de votre anatomie, ce qui selon les individus peut correspondre aussi bien aux fesses qu'au bide.
Et si ça ne suffit pas, il pourra toujours avoir recours à ses avocats. Bien murs, bien pourris. Mais très bons avec de la mayonnaise et du crabe. Lancés très fort et avec précision, ils pourraient déclencher une septicémie foudroyante. Ou une bonne chiasse.

Article 4 – L.106 est une éponge qui bouffe à tous les râteliers. Si une histoire lui semble mériter d'être racontée, d'où qu'elle vienne, il le fera, dut-il froisser quelques susceptibilités. Ayant lui-même été froissé plus d'une fois, il appliquera non seulement la loi du Talion, mais aussi celle du 'je fais ce que je veux, quand je veux et je t'emmerde'. Pour la simple raison qu'il ne s'agit que d'œuvres de fiction qui n'ont qu'un impact modéré sur l'histoire de l'humanité, et n'ont donc aucune espèce d'importance. Par conséquent, tout froissage ne sera dû qu'à quelques égos surdimensionnés, qu'il conviendra de rendre à des proportions plus adéquates. Genre la taille d'une boite à chaussures, pointure 36.

Article 5 – L.106 conchie les artistes, qui constituent une insulte permanente à l'Art. Par ailleurs, L.106 conchie aussi l'Art, qui – tout comme Dieu – n'existe pas. En conséquence, de quoi, cet article est insignifiant, puisqu'il concerne des concepts et des choses (les artistes, donc) qui n'ont aucune existence concrète.
L.106 ayant conscience de vivre dans un monde procédurier et ne souhaitant pas être poursuivi pour 'incitation à la haine artistique' précisera qu'il n'éprouve pas de haine envers les artistes, mais uniquement du mépris, ce qui n'est – sauf erreur de sa part – pas encore susceptible de poursuite.
D'une façon générale, étant une grosse fiotte, L.106 reniera tous ses propos et fera amende honorable (mais n'ira cependant pas jusqu'au seppuku, faudrait pas déconner non plus) s'il venait à être menacé verbalement ou physiquement. Il ira même jusqu'à faire pipi dans son boxer Calvin Klein pour montrer qu'il est effrayé.

Article Antépénultième – L.106 est un schizophrène, très sage la journée au boulot, habillé en costard cravate, propre sur lui, très gentil, très poli, qui dit oui tout le temps, qui tend la joue droite quand on lui baffe la gauche, écoute du Haydn et du Brahms, le gendre idéal. C'est normal, il faut bien qu'il mange, il a donc appris à baisser son froc. La nuit, le week-end, ou sur internet, il est autre, il enlève le masque, devient le vrai lui, un connard misanthrope qui s'habille tout de noir, boit de la bière, mange gras, écoute Metallica et Paradise Lost, pète, rote à l'envie et se gratte les couilles. Sa scribouille reflètera donc cette maladie mentale, permettant au plus vulgaire de cohabiter avec le merveilleux et à l'humour frais de cotoyer la noirceur des abîmes

Article Pénultième – L.106 est un sale gosse et le restera. Il a décidé de vivre sa crise d'adolescence une fois passée la trentaine et le fait via la scribouille. Faire l'expérience de lui demander quelque chose, même en disant s'il te plait, peut être déstabilisant : il y a une forte probabilité qu'il fasse le contraire.
Ou pas. Nul ne sait. Ce qui élimine la possibilité de lui demander quelque chose dans l'espoir que, justement, il fasse le contraire. Des univers entiers se sont effondrés en se basant sur ce genre de théorie.

Article Dernier – Tous les articles ci-dessus peuvent être revus, modifiés, amendés, paraphés, supprimés, gommés, dégommés à tout instant, comme dans tout contrat putesque qui se respecte. Si vous ne croyez pas que les contrats putesques puissent exister dans la vraie vie, relisez vos polices d'assurance auto et votre contrat de téléphonie mobile.

publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 13 août 2007

J'ai pris une décision, en ce qui concerne la mise en ligne de Que tombe le ciel sur le net : je ne le ferai pas. Pour une raison très simple et très prétentieuse à la fois. J'ai envie de jouer au grand et de tenter de faire publier ce bouzin, le faire publier 'pour de vrai'. Vous savez, en livre, le machin en papier avec une couverture bariolée et avec mon nom écrit en gros dessus. Histoire de voir ce que ça fait d'essayer d'aller jusqu'au bout d'un truc, d'être un peu sérieux, pour goûter la différence.
Si je le publie en morceaux sur mon blog, il est flingué d'avance, j'aurais pratiqué une IVG brutale sur mon propre roman. Et ça serait dommage.
Je vais donc continuer de l'écrire dans mon coin, sur mes blocs sténo, avec mes stylos billes. Plus exactement, il s'agira d'écrire la V2, puisque le roman existe déjà à l'état de 'premier jet'. Mais, entre temps, j'ai voulu ajouter quelques nouveaux thèmes, approfondir les existants, modifier la narration (passer de 2 voix à 5), ce qui fait que je dois tout revoir. De fond en comble. Si l'histoire reste simple, sa thématique est plus ambitieuse que je ne le croyais au début : je pensais aller vers un actioner bourrin, et je me retrouve avec un bouquin introspectif sur la lâcheté, la perte de la foi et la culpabilité - rien de très léger. Du lourd. Pas loin d'être indigeste.
Mais je promets aussi une scène de cul (oui, bon, ça sera peut-être réduit à un petit bisou, on verra), un massacre bien gore (ou deux), et des jet-packs.

Pour l'actioner bourrin, je pense que je vais me tourner vers Hors des Rails, qui dans ma tête ressemble de plus en plus à Lost (je viens de visionner la saison 3, et un des twists est très – trop – proche d'un des twists que j'avais imaginé) : du grand n'importe quoi, mais fun.

Ce qui m'amène à mon contrat moral, à venir très prochainement sur ce blog, qui pourrait se résumer à la règle suivante : pour toute nouvelle/roman destinée à la publication (ou sa tentative), il y aura son pendant (oh, peut-être, juste un peu plus court, un peu moins travaillé) en copyleft, ici même sur ce blog.

publié dans : Projets
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 5 août 2007
Placardeau-Blues20-copie-1.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 4 août 2007

Ca fait un petit moment que j'ai rien publié sur ce blog, rien de consistant. C'est que, pendant que beaucoup sont en vacances, je bosse moi, j'ai un métier, je suis pas intermittent du spectacle.

(Et allez! Hop! Je viens de me mettre à dos les intermittents. Pour ce que ça peut foutre - ils lisent pas mon blog)

(Et encore, j'ai été gentil, j'aurais pu élargir à la fonction artistique en général - vous savez ces gros branleurs prétentieux qui veulent pas se sortir les doigts du cul et qui se permettent de donner des leçons à la terre entière - ouais, mais tu comprends, c'est pas pareil, j'veux dire, le monde, bon, il est dans la merde, mais c'est à cause du patronat tu vois, la politique, la mondialisation, ledarfourliraklafganistan, tout ça c'est le mal, sérieux quoi, alors j'exprime ma révolte, je suis pas content, oui bon, c'est vrai, mon tableau-ma chanson-mon bouquin il est moche, tout gribouillé, mal écrit, il fait mal aux oreilles, j'l'ai torché en deux minutes, à l'arrache, comme ça, rapide, mais bon, faut voir la rage derrière, y' a un message caché, je sais pas lequel, j'l'ai pas trouvé, mais c'est ma muse

MY PLUG IN BABY 
CRUCIFIES MY ENEMIES
WHEN I'M TIRED OF GIVING
ta gueule la muse !
c'est ma muse, elle parle à ma place, et pis merde quoi, c'est aux autres de trouver mon message, je suis un artiste, j'ai pas à expliquer, putain non, c'est trop dur, ou alors si, je veux bien expliquer, mais va falloir que j'ouvre deux trois bouquins de philo ou de socio, trouver des mots compliqués, des machins de Sénèque, non c'est trop vieux ça, tiens plutôt Foucault (et son pendule - quoi, c'est pas le même ? qu'est-ce qu'on s'en branle ?) ou Deleuze, peut-être, un nom qui fracasse bien, Nietsche (y'a un Z qui devrait se balader quelque part, mais je sais pas où le mettre) et son Ainsi parlait Tarass-Boulba, mettre des gros concepts derrière tu vois, appliquer des trucs d'architecture sur ma peinture, mélanger les genres, faire semblant tout bien d'être malin, et rigoler très fort une fois que j'ai la thune 'putain, comment je me suis bien foutu de leur gueule, comment j'ai bien enculé le système', mais bon, moi j'ai le droit, je suis un artiste, je suis intouchable, je fais dans la culture)

Oups.
Je me suis un peu enflammé. On aura donc compris que je pense beaucoup de bien des artistes autoproclamés.
(Et pour ceux qui veulent, le bureau des insultes est ouvert - faites vous plaisir, sortez les canons et les machettes, on va bien se marrer).

Alors que le but premier de ce post était de vous parler rapidement des mes nouvelles in progress
On y va :
- Valdemar 2.0 - écrite pour répondre à un appel à texte. Le titre - et l'inspiration générale - viens d'une nouvelle de E. Allan Poe (La vérité sur le cas de M. Valdemar), mais adapté/trituré/défoncé à la sauce gothique-cyberpunk.
- NanOrchideus - une parodie de Ulysse 31. Nano le petit robot est un connard.
Qui je reviens - à la base un texte non SF, genre auto-fiction, que je vais remodeler pour le rendre SF (le décor au moins). Ton un peu mélancolique, tristounet, on pleure, on renifle, bouh...

Allez, rendez-vous l'année prochaine, quand j'aurais fini toutes ces bouses.

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 26 juillet 2007
Placardeau-Blues07.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 24 juillet 2007
attendant-Lolo.jpgTARTIFLETTE   - Je suis content.
KALINKA-KALIN - Moi aussi
TARTIFLETTE   - Moi aussi
KALINKA-KALIN - Nous sommes contents
TARTIFLETTE   - Nous sommes contents (un silence). Et qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on est contents?
KALINKA-KALIN - On attend L.106
TARTIFLETTE   - Ah oui, c'est vrai (un silence). Et c'est qui?
KALINKA-KALIN - Personne.
TARTIFLETTE   - Ah bon. Et il est connu sinon ? Je veux dire : il a fait des trucs ?
KALINKA-KALIN - Non, c'est personne. Et il fait chier le monde.
TARTIFLETTE   - C'est pas très gentil.
KALINKA-KALIN - Non. C'est pas gentil.
TARTIFLETTE   - Méprisable.
KALINKA-KALIN - Immonde.
TARTIFLETTE   - Pourri.
KALINKA-KALIN - Dégueulasse.
TARTIFLETTE   - C'est un vrai connard.
KALINKA-KALIN - Non, même pas. C'est personne.
TARTIFLETTE   - Bon (un silence). On se casse alors ?
KALINKA-KALIN - On peut pas.
TARTIFLETTE   - Et pourquoi ?
KALINKA-KALIN - On attend L.106.
TARTIFLETTE   - Ah oui, c'est vrai.
publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 21 juillet 2007
Placardeau-Blues18.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 20 juillet 2007

cal01.jpg Ayé ! Le sommaire de l'Anthologie Le Retour de Cal de Terre est bouclé. 
Ca sort en septembre. 
C'est aux éditions Rivière Blanche.
Et ça se passe
ici (vas-y garçon, clique).

Les bonnes nouvelles venant souvent par paire (c'est comme les cerises dit-on à ma droite, c'est comme les cou..., oh! on se calme à ma gauche!!!), Philippe Ward m'a autorisé à publier dans ces pages un extrait de ma nouvelle (thanks Philippe !). Un teaser, un apéritif. Qui vous laissera, je l'espère, un bon petit goût de revenez-y.

Le Fils du Héros-extrait

Et pour les ceux et les ceusses qui voudraient plus d'informations sur P.J. Hérault, non seulement une légende du Fleuve Noir - et désormais de la Rivière Blanche - mais aussi un grand monsieur, n'hésitez pas à aller  (oui, faut encore cliquer, oui, comme ça, bravo, c'est bien ma fille).

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 19 juillet 2007

L'idée de cette nouvelle m'est venue lors d'une discussion sur le forum d'ActuSF : David Calvo (Minuscule flocons de neige depuis dix minutes, Nid de Coucou entre autres) en était l'invité.
A un moment donné, pour lui rendre hommage, je ne sais pas, ou pour faire le malin, peut-être, j'ai posté un texte sans ponctuation, ça me paraissait dans le ton. Et en plus c'était l'heure de manger.

Le texte le voici :

et si on allait manger ce soir y'a des nouilles chinoises cuites dans du bouillon de rat j ai faim j ai faim beaucoup et je mangerai tout comme un grand avec un cuillère pour moman une cuillère pour popa je mettrai mon bavoir teletubbies et je ferai caca dans ma couche après quoi popa et moman me mettront au lit après m avoir mis une couche propre iront au lit aussi popa viendra sur moman pour fabriquer petit frère ou petite soeur ca fera han han oui oui splaoutch je m en fous je dormirai déjà je suis pas pressé de toute façon la bombe est prévue pour demain j aurai pas le temps de grandir de voir tous les super trucs en vrai comme walibi ou disneyland demain y aura plus rien peut-être juste un peu de caca au fond de ma couche j aurais bien aimé aller à l école pour avoir des copains mais j ai plus le temps mon esprit est ailleurs j'ai plus le temps faut y aller tous ensemble on ira tous ensemble au paradis ou ailleurs

C'était con. Mais ça m'a amusé. Et en y repensant, je me suis dit qu'il y avait probablement de la matière à développer pour en faire une nouvelle un peu plus conséquente - mais point trop n'en faut, dix pages sans ponctuation s'apparentant plus à un parcours du combattant qu'à de la lecture.
Et ça a donné ça :

KK ds ma couch

La chute change. On pourrait même dire qu'elle est inversée. Du coup elle fait moins SF. Mais elle est pire, je crois.

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mercredi 18 juillet 2007
Placardeau-Blues03.jpg
publié dans : Placardo Blouze
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 14 juillet 2007

minederien-g.jpgJ'aime me payer des auteurs de SF. Me les farcir. J'ai le zizi tout dur après. Pendant aussi.
Je me suis fait Damasio. Un point pour moi.
Mais le score ne s'arrête pas là. Il me faut du lourd désormais.
Je m'en suis tenu à la piétaille, à l'amateur, au nouveau venu.
Il est l'heure de passer au niveau supérieur. Next level. Me faire le boss de fin. De milieu de partie plus exactement. Les véritables boss de fin, de fin de partie, ce sont les Werber et Dantec. Trop faciles ceux-là. Y'a même pas besoin de cheat-codes.
Non, aujourd'hui, c'est au tour d'un professionnel. Oui, messieurs dames, aujourd'hui dans le ring, y'a du lourd.
En un mot comme en cent : Roland Charles Wagner.
RCW.
L'écrivain. Le traducteur.
Et pour cela, un seul angle d'attaque : le positionnement politique. Je ne connais rien à la politique – la preuve, j'ai perdu, j'ai voté Bayrou - mais cela ne fait rien à l'affaire. En effet, RCW prétend être de gauche. Or je suis en mesure de démontrer que c'est faux, que ce n'est rien d'autre qu'une posture. Une imposture.
Commençons.
Au commencement donc, était Wagner, Richard Wagner, l'ancêtre, le compositeur, le pote de Nietszche. La chevauchée des Walkyries, Robert Duvall atomisant un village vietnamien pour faire du surf, c'était lui, Wagner, le Grand Ancien. Un mec de droite. Le pote de Nietszche, vous savez celui qui braillait qu'il fallait être supérieur à l'humanité par son mépris, que l'homme n'était qu'un pont tendu entre l'animal et le sur-humain, ou le trans-humain, je sais plus, enfin un machin qui vient après l'humain. Un métamachin. Bref, encore un mec de droite.
Or Nietszche est le pote de Dantec. L'inverse plutôt : c'est Dantec qui est le pote de Nietszche. Dantec ? Un mec de droite, très à droite, loin, vers l'extrémité du spectre.
Pour l'instant, je le reconnais, le lien entre RCW et la droite est flou, mais j'y viens. Peu à peu, j'y viens. La démonstration se fait de relations tenues mais solides – un peu comme l'interaction faible en physique, un truc compliqué, mais le monde est ainsi fait.
En 1997, j'allais au Virgin, sur les Champs, pour me faire dédicacer des bouquins de Norman Spinrad. De vieilles éditions, achetées d'occasion ; j'étais au service militaire, j'avais 600 francs par mois, j'avais pas de pognon pour m'acheter un bouquin neuf. Ca a du bien faire chier Spinrad (il a tiré un tronche de dix pieds de long, genre, ah, c'est moi qui ai écrit ça, tu voudrais pas plutôt que je te dédicace En direct, plutôt que ce vieux machin en Presse-Pocket, il est tout neuf, il est beau, il vaux 120 francs ?). Bref, à côté de lui – pour dédicacer Les Racines du Mal – se tenait le Maurice : ça se sentait dans l'atmosphère, c'était palpable, qu'entre les deux, y'avait du copinage. C'étaient des potes, qui faisaient de la musique ensemble, qui papotaient de tout et de rien (DANTEC : Tu savais que la Métamachine-Monde avait donné le Prix Eiffel à Pierre Bordage pour Wang, Ontologiquement, je veux dire(*) ? SPINRAD : C'est super ça. Et ça rapporte combien déjà le Prix Eiffel ?). Or Dantec est de droite, je viens de le dire. Or Spinrad est pote avec Dantec. Comme je maitrise grave le syllogisme aristotélicien, çela signifie que Spinrad est de droite.
Et la démonstration, me direz-vous ? Que viens faire Wagner (Roland C.) dans cette affaire ?
Bleueorange-copie-1.jpgVoilà : il appert que Roland C. Wagner est le traducteur(**) de Norman Spinrad. Enfin, un des traducteurs. Bleue comme un orange, c'est lui. Hors le fait que le titre est débile (le livre raconte la grande guerre des Bleus et des Verts, pas celle des Bleus et des Roses, c'est un autre bouquin, non plus que celle des Bleus et des Oranges, on n'est pas en Ukraine – Bleue comme une Granny-Smith aurait été plus approprié), il est évident, par l'application d'un syllogisme parfait que Roland C. Wagner est inéluctablement de droite.
En résumé : Wagner (Richard) – Nietszche – Dantec – Spinrad – Wagner (Roland Charles). La boucle est bouclée.
Ce Qu'il Fallait Démontrer.

Et s'il était besoin d'appuyer cette brillante démonstration par quelques faits supplémentaires, je n'aurais qu'à mentionner l'indéfectible admiration que porte RCW à Peter Randa, l'écrivain du Fleuve Noir aux relents fascistes nauséabonds. En effet, pour Randa, tout fou, tout criminel doit être exterminé, exécuté ; si deux civilisations se rencontrent, l'une doit anéantir l'autre, c'est la loi de la nature ; chacun de ses livres doit être lu en remplaçant étranger/extraterrestre par arabe.
En toute conscience, aucun mec qui se prétend de gauche ne pourrait apprécier ce genre d'immondice. RCW, oui. Il s'en gausse.
(Et le premier qui se la ramène en parlant de L.F. Céline, je lui en colle une)
CQFD bis repetita.

(*) Authentique
(**) Ne pas oublier que comme toute traduction établie par RCW, celle-ci est de très mauvaise qualité. Se rappeler Temps de Stephen Baxter, de sinistre mémoire, édité au Fleuve Noir et bourré de fautes d'orthographe autant que de grammaire. C'est normal me dira t'on, les tribunaux administratifs ont émis jusqu'à peu des doutes quant à la nationalité française du sieur Wagner; nous pouvons donc raisonnablement penser qu'il maitrise assez mal notre langue.

publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 10 juillet 2007

CouvHorde.jpg Vir prudens non contra ventum mingit  - L'homme sage ne pisse pas contre le vent

L'homme sage ne pisse certes pas contre le vent, mais il peut le faire sur le Contrevent. Il fait ce qu'il veut. Il est sage. Et il vous emmerde.
L'homme sage pourrait parler de la Zone du Dehors, mais il ne le fera pas, car tout est dans le titre. Il y a des gens dedans, une zone dehors. Les gens qui sont dedans veulent aller dehors. A part ça, l'homme sage ne l'a pas lu. Il n'en parlera donc pas.
Il parlera de la Horde. Qu'il n'a pas lu non plus. Ce qui ne l'empêche en rien de faire une critique.

Lorsque l'homme sage a découvert Alain Damasio, c'est que ça commençait à le chauffer d'entendre et de lire partout (partout signifiant dans le sous-monde de la SF, entendons nous bien, pas partout partout – partout partout, c'est Christine Angot ou Jonathan Littell – on pourrait dire des choses aussi sur eux, mais c'est con, ils font pas de SF, donc exit) que la Horde du Contrevent (ils partirent trente-quatre et par un prompt renfort...) c'était super, c'était génial, c'était le renouveau de la SF française, le renouveau de la littérature française, de la littérature tout court, le chef d'oeuvre absolu de ce siècle, tout ça, tout ça.

Bref, ni une ni deux, l'homme sage se renseigne un peu sur le bonhomme, le Damasio. Et là, il apprend que le bonhomme (Damasio donc) est né à Lyon (comme l'homme sage, ça c'est bien) en 1969 (il a donc 5 ans de plus que l'homme sage, il est donc plus vieux, il est donc vieux tout court et ça c'est bien aussi). Jusqu'ici rien de bien croustillant à signaler. Mais poursuivant, l'homme sage apprend que le bonhomme (appelons-le D) a fait l'ESSEC .
Le sang de l'homme sage (appelons-le HS) ne fait qu'un tour. Ou il bout, HS ne s'en rappelle plus très bien. Peut-être les deux. Bref. 
L'ESSEC : l'Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales.
Sachant que HS a fait une école d'ingénieur, à Lyon, juste sous la basilique de Fourvière, in nomine patris et filii et spiritus sancti, il est immédiat que D devient la Némésis de HS. C'est un cliché persistant, mais vérifié : il n'y a pas pires ennemis qu'un ingénieur et un commercial. Ou alors un palestinien et un israelien, mais HS sage laissera là la comparaison, elle pourrait lui en coûter. Or HS est sage, il ne voudrait pas terminer HS. 
C
'est donc décidé, HS détestera D. La nature est ainsi faite, c'est triste, mais aussi sage qu'il soit, HS ne peut pas ne pas répondre à ses instincts. Il a la haine viscérale, il porte sa haine aux boyaux.
Car l'homme sage devine alors ce qui se cache derrière tout ça. La machination, l'esbrouffe, l'entourloupe. Car le commercial est vicieux, le commercial a eu des cours de pipeau dans son cursus scolaire, il a eu des interros orales sur le sujet, il a validé des UV. La machination, le complot, eh oui, messieurs dames. Le protocole des sages de Sion, et tout le bazar. Nécessairement. D manipule le monde, le plie a sa volonté, à son désir.
P
uis, HS décida d'ouvrir le bouquin, comme ça au hasard. Et il fit une découverte stupéfiante. D avait plagié HS. Cela sautait au milieu de la figure. Comme le nez. Enfin, sur le nez. Comme une fouine, ou un rat, une bestiole qui saute quoi. Qui mord, et s'agrippe. Car, onze ans auparavant, HS avait écrit une nouvelle de 6 pages (Répétition – HS fait sa pub, HS fait ce qu'il veut, il est sur son blog) dans laquelle il usait déjà – bien avant D donc, dis donc – du procédé qui consiste à faire précéder (oui le coup du procédé/précéder c'est lourd) le discours de chaque personnage d'un caractère typographique particulier. C'était donc du vol de propriété intellectuelle. C'était condamnable. C'était mal. HS se senti persécuté, trahi. Mais il mis son poing dans sa poche en se disant que de toute façon, lui-même avait déjà piqué le truc à quelqu'un, à un vieux, un mort peut-être, un auteur de SF des 70's, un de la beat generation, un cut-uper ou autre, bref, que le procédé était déjà usé et abusé.
Sauf que tout le monde trouvait ça original.
Mon cul !
Mais pour couronner le tout, HS appris que D avait mis 3 ans pour pondre ses 521 pages de la Horde. Trois putains d'années! HS fit un petit calcul (rappelez-vous, HS est ingénieur, il connait la règle de trois). Prenons 217 jours ouvrés, se dit-il (il accordait volontiers à D ses week-ends et jours fériés, ainsi que 5 semaines de vacances et des jours de RTT), et comptons 8 heures de travail par jour. Bien. Ce qui nous donne, 521 pages que divise (3 ans multipliés par 217 jours multipliés par 8 heures). Cela nous donne exactement 0,1 page/heure.
Du pur foutage de gueule quand même, non ? 0,1 page/heure! Vous vous rendez compte ? Environ trois ou quatre phrases (ou plutôt une ou deux, connaissant le bonhomme – D – et son style alambiqué).
D'autant que, si ça se trouvait, D avait fait du travail au black (donc illégal) et bossé les dimanches, jours fériés et patacoufin. Le constat pouvait donc encore s'alourdir pour descendre jusqu'à 0,06 page/heure. Proprement scandaleux ! Digne d'un amateur ! Parlez moi du Taylorisme, parlez moi du Fordisme messieurs (et mesdames) les économistes et commerciaux ! Parlez moi de l'industrialisation du processus messieurs les ingénieurs !
Scrogneugneu ! Saloperielopette !

HS était colère. HS était envie.

HS voulait la luxure.


publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 7 juillet 2007

(Trad : QTLC = Que tombe le ciel)
J’ai tenté l’aventure. De présenter un premier chapitre (3 pages !) et d’attendre les retours, de voir ce qu’on pourrait bien en dire. Pour ça, j’ai été bien tranquillement faire ma pub sur deux trois forums, comme ça, bonjour bonjour, ça va, je me présente, je suis gentil, je vais pas mouiller le tapis rassurez-vous, voilà voilà, sinon à part ça, y’a un truc que je voulais vous montrer, dites moi ce que vous en pensez.

Globalement, les retours ont été plutôt constructifs.

En vrac, on m’a dit / que mon personnage se préoccupait trop de son cul / pas assez du pourquoi / qu'il bavardait trop / qu'il y avait trop de descriptions / que c'était trop long / que j'abusais sur le gore / mais que sinon c'était pas trop mal écrit / merci / genre marrant / ironique / mais faudrait te décider si tu veux faire un truc second degré ou pas.

En vrac, hein. A la louche.

Evidemment, comme je suis un petit connard prétentieux (c’est normal, je suis un artiste moââââ, monsieur, madame), je répondrais ceci :
Mon personnage parle trop, c'est normal, il est comme ça, il est comme moi, il se parle tout le temps dans sa tête, il part en vrille, en looping, en boucle renversée,  même quand il ne faut pas, même quand c'est pas le moment. Et encore vous n'avez rien vu. It is just a beginning.
Il ne se pose pas la question 'mais pourquoi, bordel, pourquoi le ciel est-il tombé ?'. C'est vrai ça, il est un peu con quand même. Il a manqué de se faire écrabouiller la gueule et il est juste content d'être en vie, il se dit pas 'ah tiens, je me demande bien pourquoi le béton est tombé, ne serait-ce pas du fait de la pré-contrainte, ou peut-être l'armature fissurée, le béton trop mouillé'. Non, il pense juste à son cul. 
Imaginez un gros car-crash dont vous sortez vivant. Devant vous un amas de véhicules, de tôles froissées. Quelle est votre première réaction ? 
Je vous le fais en quizz :
1) Pourquoi tout ceci ? Ne serait-ce donc point de la faute du conducteur du camion, par hasard ? Ou bien la fatigue de ce vieux monsieur ? Ou cette dame encore qui n'avait pas mis ses lunettes ? Ne serait-ce donc point ?
2) Putain ! Heureusement que c'était pas moi. La vache d'enculé de sa mère !
3) J'espère que personne n'est blessé.
(Vous avez évidemment tous répondu 3 - vous êtes tous des menteurs)

Quant aux description gores, j'accorde le point. J'en ai trop fait. Mais c'était fun. Et comme je les aime bien, je les déplacerai juste un peu plus loin. En allongeant la sauce. Bien pimentée. Bien rouge.

Quoiqu’il en soit, comme je le disais, les remarques ont été constructives. Elles m’ont permis de déterminer un nouvel angle d’approche. Je vais virer le côté trop ironique (mais je vais garder deux trois pointes d’humour, faut pas déconner non plus, je vais pas virer tragique du jour au lendemain), et je vais allonger le dialogue intérieur, l'introspection (oui, tout le contraire de ce qu’on m’a dit, c’est pas bien, je m’en tape, après tout c’est qui qui raconte, hein, c’est kiki ?). 
Résultat : je suis sur la nouvelle version. Si je suis en forme, elle sera livrée demain soir. Sinon, ce sera la semaine prochaine. Peut-être. Sauf si je change d'avis. Sauf si je décide d'arrêter Que tombe le ciel, de continuer Hors des Rails, ou d'attaquer ma parodie du diptyque Escape From New-York/L.A.
 

publié dans : Projets
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 29 juin 2007

cal01-copie-1.jpgJuste un mot pour vous signaler que l’Anthologie Cal de Terre à paraître en septembre aux éditions Rivière Blanche avance : les nouvelles présélectionnées par Philippe Ward viennent d’être envoyées à P.J. Hérault. Charge ensuite à lui de valider (ou non) ces nouvelles, et/ou de demander quelques corrections éventuelles.

Une de mes nouvelles fait partie de la liste des nominés (Le fils du héros) et je suis pas loin de faire pipi dans mon slip en attendant le verdict. Je me sens un peu comme un lauréat de la Star Ac’ ou de ‘Nouvelle Star’, placé sur un siège éjectable. D’autant que je n’ai pas été des plus tendre avec son héros, Cal, bien que celui-ci n’apparaisse pas en personne.

Bah, ouais, c’est comme ça, j’aime pas les héros. Alors je leur trouve des défauts.

Je construis des anti-héros, des losers, des parias, des hommes blessés. D’où : le fils du héros. Tout est dans le titre.

Je ne sais pas si je suis bien dans le ton – j’ai fait dans le dépressif ironique, pas dans le glorieux héroïque. On verra bien : c’est du ‘ça passe ou ça casse’.

Au mieux : la nouvelle est sélectionnée, et je pourrais me la péter devant mes amis. Je pourrais alors hurler haut et fort : ‘je suis un écrivain maintenant, moi, j’ai été publié, moi, et oui m’sieur-dames, vous ne savez pas à qui vous parlez, vous ne mesurez pas votre chance, laissez-moi passer bon sang, non, non, je ne signe pas d’autographe, non, parlez-en à mon agent, faites pas chier, bordel’

Au pire : la nouvelle n’est pas sélectionnée, je prendrais la pose genre ‘artiste maudit’ (z’êtes tous des empaffés, vous comprenez que dalle à l’art, chuis incompris, pourtant chuis le meilleur, et je vous emmerde, tous autant que vous êtes) et je la mettrais en ligne sur ce blog. Pour me venger.

publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 18 juin 2007

alone01.jpgEh Pépé, viens là mon garçon, j’ai deux mots à te dire. Approche.

Ah, la vache ! Ces Alones, toujours à courir à droite à gauche, pas de temps à perdre. Jamais. Une question de survie il parait. Toujours être aux aguets, à faire gaffe à ces putains de Rassemblés, ces bandes fanatiques, religieux ou militaires.  Les deux parfois. Complètement barrés ces cons de Rasses. Parait même que certains sont cannibales. Dans quel monde on vit, hein, mon Pépé ? 
Mais toi, t’es pas pareil, n’est ce pas ? Toi, t’es un Alone, un ‘tout seul’, un ‘les autres, j’m’en tape’. Quand tu te fais des potes, c’est pas pour la vie, c’est juste pour survivre un peu plus longtemps. Enfin, ça c’est ce que tu dis, ce que tu voudrais nous faire croire. Mais on n’est pas dupes. 
T’es un gars bien, Pépé, j’ai vu ça tout de suite. Un peu bourrin, ouais, prompt à balancer tes couteaux, ou à éventrer un enfoiré de Rasse d’un bon coup d’épée, mais le cœur sur la main. T’aides les gentils, et tu butes les méchants. Recta. J’aime bien. T’es pas compliqué comme garçon. Droit et honnête.
Bon, c’est vrai, qu’au début, je voyais pas trop où tu voulais en venir, je saisissais pas bien l’enjeu, en fait. Où tu allais, et pourquoi, c’était un peu flou. D’autant que comme le crétin de base sorti d’un bouquin de Gilles Thomas, t’as rien trouvé de mieux que de te faire chopper. A la première page, putain. Direct, sans fioritures. Comme le bon gros gland que tu es.
Mais tu me faisais marrer, alors j’ai continué de lire tes histoires. Ta rencontre avec Gaby et Flo par exemple, ou avec l’autre enfoiré de Corbeau et ces Voitortues. 
(N’empêche que c’est con, moi j’aurais bien aimé que les Voitortues se mettent des branlées, genre Street Godzilla Fighter, tu vois. Round One, Fight ! Bam ! prends mon carter dans ta face, enfoirée de Coccinelle ! Bam ! mange mon pot, saloperie de Citroen !)
Mais tout ça c’était avant de retrouver le chemin, avant de te redéfinir un but, pas vrai ? Passque, on a beau dire, mais la Grise, là, hein, c’est une sacrée nana, non ? Importante. Primordiale même. Le genre qui mérite qu’on se batte pour. Tu serais pas le gars que tu es sans cette gonzesse : elle t’a tout appris. A trouver ta bouffe comme un grand, à lire une carte routière sans te vautrer, à te bastonner – elle t’a même appris ce que c’était ce machin là, l’amour, la baise. Pas vrai mon cochon ? Pas vrai que c’est la bonne ? Pas vrai que là, va falloir te battre avec toutes tes tripes, tout ton cœur ? Passque là ça vaut le coup, là y faut y aller, faut se sortir les doigts.

B
ien épuisant tout ça, hein mon Pépé ? Mais bien fun aussi.

Bon allez, Pépé, ça suffit maintenant, je t’ai assez vu. Zou ! Allez dégages, va jouer dans ton bac à sable ! T’as encore plein d’autres aventures qui t’attendent. 
Passque je veux bien qu’A comme Alone, ça déchire, mais Alone contre Alone ça a intérêt à déchirer encore plus. Harder, faster, better, stronger, comme dirait ma poulette. Sinon, tout Pépé que tu sois, je viendrais te chercher par la peau du derche. Et là, j’te promets que pour déchirer ça va déchirer.

Et puis, sans charres, le mec clamsé sur les chiottes dans la librairie, rue Hoche, à Rennes, c’est qui, hein, c’est qui ? Tu nous ferais pas de la mise en abîme, une private joke, ou une connerie du genre ?

 

publié dans : Humood
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 12 juin 2007

Aujourd'hui, je mets en ligne une nouvelle approximativement aussi vieille que la précédente. Elle a dix, onze ans. Je sais : je racle les fonds de tiroir, mais c'est pour faire patienter un peu, le premier chapitre du feuilleton n'est pas encore finalisé.

La nouvelle du jour est donc :
Répétition.
C'est bourrin, c'est pas fin. Mais j'aime bien.
Contrairement à la précédente (Sombre Corridor), celle-ci a déjà été publiée, suite à un concours de nouvelles. C'était dans le n° 10 de Présences d'Esprits, un fanzine qui était alors lié à Denoël et à la collection Présence du Futur. Le gars que j'avais eu au téléphone, m'annonçant que j'avais gagné, m'avait dit 'et en plus Jean-Marc Ligny a beaucoup aimé'. La grosse classe. Qui déchire grave. Je m'étais plus senti pisser pendant deux semaines.
(Ouais, enfin, même maintenant je me sens plus pisser. Si ça m'arrivait - de me sentir pisser - c'est là qu'il faudrait que je m'inquiète, la blennoragie, gonorrhée, chaude-pisse, je m'en passe très bien merci.)
Le prix avait été : un lot de trois livres (L'orbite déchiquetée de John Brunner, Constellations de Piers Anthony, et Les années Fléaux de Norman Spinrad - mon idole de l'époque - mais c'était con, celui-là je l'avais déjà, j'ai du le refourguer à mon frère) ainsi que (tadaaa!!) une jolie coupe 'Trophée de l'Agronirique 1996'. Je la conserve précieusement, juste à côté de la télé, un mini ballon de basket coincé dedans. Tout le monde croit que c'est un trophée sportif. Tout le monde me jette alors un coup d'oeil, et me dit :'Naaaaan, c'est pas possible... toi, sportif? Naaaaan'. 
Tout le monde est stupide.

publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus