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Dimanche 30 décembre 2007

Wo-oh-oh ! En attendant mon (très) long article sur le bilan de l'année 2007, voici un super cadeau empoisonné qui devrait faire rire dans les chaumières. En tout cas, moi, ça me fait marrer. 
Il s'agit de quelques textes très courts que j'ai écrit il y a longtemps longtemps dans une galaxie très lointaine ; je les ai retrouvés il y a peu, et je voulais vous en faire profiter.
A l'époque, j'étais un peu con, et je voyais tout, mais alors vraiment tout , en noir, genre il n'aurait pas fallu me pousser beaucoup pour que je me fasse péter le caisson - seulement, c'était super chaud de trouver un gun, et euh ... ben, je m'ai dégonflé.
Néanmoins, les textes sont toujours là, mal écrits, poisseux, très ados, sans une seule once d'humour (enfin, si, c'est drôle, mais c'est vraiment pas fait exprès).
Depuis, je vais mieux, j'ai découvert le sexe, l'alcool, les séries TV, et j'ai surtout compris qu'il ne fallait pas prendre la vie au sérieux : c'est une grosse blague pourrie qu'on nous a fait. Alors rigolons, et répétons ensemble : le suicide c'est pas bien, c'est mal, et ce qui est super chiant, c'est qu'après on est même pas là pour regretter. Bouh, le suicide, vilain...

Allez, en piste Bozo, fais moi rire !

- Scorpio's Rising 
- L'ombre
- No way out 
- Sombre Corridor
- Killez

Ils sont tous dans :
Les textes courts immatures de L. Dix-Six

Un truc sympa à noter, quand même, c'est que les trois premiers textes ont été publiés dans le journal interne de l'école d'ingénieur où je suivais mes études. J'ai même eu droit à une parodie ! C'était pas la classe ça ? En revanche, personne n'est jamais venu me demander si j'allais bien. 

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Mardi 4 décembre 2007

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La mauvaise nouvelle d'abord : j'ai pas été sélectionné pour l'appel à texte d'Outremonde sur le Romantisme Noir.
Bon.
C'est triste.
Mais plutôt que d'aller tout de suite me suicider avec des yaourts périmés, j'ai décidé de positiver l'annonce. D'où la bonne nouvelle : je mets mon texte en download / copyleft / tout ce que vous voulez / dès ce soir.
(Et le premier qui dit que c'est aussi une mauvaise nouvelle, j'en fais du carpaccio et je le trempe dans mon yaourt).
C'est là :

Valdemar 2.0

Puisque tout n'est pas négatif (Outremonde, ils sont sympas, c'est pas comme s'ils m'avaient jeté des cailloux en me disant que je sentais mauvais de la bouche ou quoi) je vous fais part des commentaires de lecture (j'espère qu'ils sont pas copyrightés, sinon, je vais me chopper un procès au cul).

- Un texte plutôt bien écrit, agréable à lire avec quelques coquilles cependant, mais cela colle avec l'AT et ce conteste futuriste est intéressant, bien sympa, ça change du bon vieux fantastique 19ème siècle.
- Il y a de très bonnes choses, la chute, les délires du docteur au sujet de l'interface, les dialogues un peu farfelus mais rigolos. Mais y'a aussi des écueils, le début est trop mou, on a du mal à suivre, entre les souvenirs du héros, et les choses "clichées", "manquant de vraisemblance" racontées par le doc : le coma, Vlad, le porphirisme... Des petites recherches bibliographiques poussées n'auraient pas été inutiles. Un bon texte mais surtout sur la fin : le début fait un peu "brouillon".
- J'ai été gêné par nombre de fautes (ou coquilles) et autres petits défauts syntaxiques. Mais ça se laisse lire. J'ai ri à plusieurs reprises, un texte grave mais non dénué d'humour. Des longueurs, surtout quand ça devient jargonneux. Sinon je trouve que le héros manque de charisme, qu'il est un peu transparent, superficiel.
- Pas mal de fautes. Quelques blagues un peu lourdes mais au moins le style léger colle très bien au texte. Une histoire amusante et loufoque qui aurait mérité quelques coupes et précisions pour gagner en efficacité.
- Un texte long, mais intéressant tout de même. Le docteur Danilescu est assez amusant, c'est vrai, mais ses discours sont un peu longs... Le lecteur serait tenté de sauter les passages, cependant c'est un bon texte, par son originalité et le style qui ne souffre pas de défaut majeur.
    
  
  
(Evidemment, je n'ai mis en gras que les trucs qui font plaisir - les autres machins, genre le début un peu mou, les clichés, la vraisemblance et les fautes - soit dit en passant, après moults relectures, je n'ai trouvé que 5 fautes maxi, va falloir que je retourne au CE1 - je fais comme si ça n'existait pas et je me voile la face)

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Dimanche 18 novembre 2007

D'aucuns se souviennent peut-être d'un des textes qui fit l'ouverture de ce blog : il s'agissait d'une petite chronique énergique au sujet du bouquin de Thomas Geha, le fameux A comme Alone

alone01.jpgQuelques temps après - mais sans qu'il y ait là le moindre lien de cause à effet - l'idée de réaliser une parodie fut lancée sur le forum de Rivière Blanche.  A comme Alone étant un hommage direct et authentique à l'Autoroute Sauvage, il était amusant de constater qu'en le parodiant, il s'agissait de s'attaquer aussi, par un effet de ricochet, à la trilogie de Gilles Thomas.
Pour donner une image cinématographique peut-être plus évidente (bien qu'inexacte), si l'Autoroute Sauvage correspond à Halloween, alors A comme Alone est Scream et T comme Touseul, 
Scary Movie.Anticip742-copie-1.JPG





Le jeu a débuté fin juin et trois guignols (Alain, Lekarr et votre serviteur) ont répondu présents, trois gars qui se se sont bien fendus la poire en tentant de raconter les aventures d'un pauvre couillon nommé Terminator-Têtenlair (dit Tété), parcourant un monde post-apocalyptique complétement barré, accompagné de ses fidèles (?) compagnons Grasse (qui porte bien son nom) et Psychololo (le modèle de grand balèze très très con) ; arrivés à la mi-novembre, nous pouvons annoncer avec fierté que la pochade atteint désormais sa bonne cinquantaine de pages, qu'elle est pleine de jeux de mots foireux, d'absurdités, de bastons débiles (et aussi pleine de trous et d'incohérences, mais n'insistons pas là-dessus, si vous le permettez).
Je vous en mets quelques extraits :

1 - "
Je suis désolé messieurs mesdames mais je suis pas le combattant du futur moi. Généralement, j’essaye d’éviter les emmerdes tant que je peux – mais vu comme je suis fait, je peux pas souvent. Je joue dans la catégorie dialogue, je fais dans la parlote, pas tellement dans la baston. Je suis pas doué pour ça alors je repousse au maxi le moment où va falloir se fighter. C’est vrai que je me trimballe avec un katana bien rangé dans son étui le long de ma colonne vertébrale, mais c’est juste pour épater la galerie, pour impressionner, donner du poids à mes discours. Faudrait pas que je le sorte, par contre : c’est un vieux katana tout pourri, tout rouillé, que j’avais acheté à une brocante lorsque le monde tenait encore debout. Je l’avais eu à 20 euros, si je me souviens bien. Je m’étais fait arnaqué."

2 -
Ca tombe bien que tu me demande ça mon Tété 
(tu parles)
passque justement, tu vois, ça faisait un moment que j'avais rencontré personne et je me languissais un peu de parler, j'avais personne à qui raconter mes dernières aventures, et dieu sait s'il y en a eu, ah oui, alors, dieu le sait, ou alors il s'en fout, je sais pas, en fait il me répond jamais, des fois je lui laisse des messages, j'écris des SMS dans le sable pour qu'il puisse les lire et tout, mais jamais il répond, ou alors peut-être, je sais pas, il répond dans l'eau, mais c'est dommage passque ça s'efface super vite dans l'eau, tu sais, un peu comme l'épitaphe de Byron, ou Yeats je me rappelle plus bien, j'avais lu ça dans un livre un jour, mais c'était y'a longtemps, longtemps, j'étais tout petit, presque aussi petit que toi, pas tout à fait aussi petit mais pas loin, et donc sur l'épitaphe de Byron, ou Yeats, - au fait on dit sur l'épitaphe, ou dans l'épitaphe ? c'est pas la pierre l'épitaphe, non ? c'est le cénotaphe alors hein, enfin, un truc en taphe quoi – le mec y disait un truc comme 'Ci-git celui dont le nom était gravé dans l'eau', joli, moi j'aime beaucoup, j'aimerais bien avoir ça sur mon truc-en-taphe, mais bon, çà n'empêche pas dieu il me répond jamais, je lui parle, je lui parle
(tu parles, tu parles, ça pour parler, tu parles)
et il a l'outrecuidance – j'aime bien ce mot, il a beaucoup de syllabes, il est joli – il a l'outrecuidance d'outrecuire et de pas répondre, donc moi je suis pas content après, je suis obligé de me défouler, de taper sur des machins, des gens, des petits enfants, mais en ce moment y'a beaucoup moins de petits enfants, on dirait qu'ils ont tous été mangés, vous avez des enfants vous ? on dirait bien à voir la dame, y'a des restes, non, ou alors c'est qu'elle mange pas équilibré, c'est mauvais pour la santé, le transit intestinal se fait pas bien, la rétention d'eau et tout, je connais, ça m'arrive aussi notez, pas parce que j'ai des enfants, hein, huh huh je sais pas comment on fait, mais parce que je mange pas assez de légumes, ou alors des orties, c'est bon ça les orties, ça a un peu le goût des blettes, ou des cardons (vous connaissez les cardons, non, c'est régional, y'a pas grand monde qui connait, mais à la crème, c'est très gouteux, délicieux, avec des lardons aussi c'est bon) et du coup mon caca il descend moins facilement, un peu comme s'il restait accroché, vous voyez, tout en haut, dans l'intestin, ou le colon, ou la rate, enfin un organe du bas, et c'est pénible passque on a beau pousser pousser ca veut pas, et quand ça veut pas ça veut pas et ... euh ... putain, j'ai perdu le fil moi. Tu m'a demandé quoi déjà mon Tété ?"

3 - " Salut Tété, c'est bien la Terre ici ? » dit le premier machin."

Tout ceci pour dire que l'aventure n'est pas terminée, et que surtout, elle est ouverte à tous ; chacun peut ajouter sa petite pierre malingre, débile ou déjantée sur l'édifice de la légende en marche de Tété le Toutseul, le gros looser post-apocalyptique.
Ca se passe
.

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Jeudi 15 novembre 2007
Placardeau-Blues10.jpg
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Jeudi 1 novembre 2007

Je dois avoir un gros problème avec les deadlines ; je suis infoutu de rendre un texte avec de la marge. Je suis systématiquement tangent. Preuve en est de Valdemar 2.0, une nouvelle que j'avais en préparation depuis deux ou trois mois pour l'appel à texte d'Outremonde, le Romantisme Noir. 
J'avais du temps, plein de temps, pour l'écrire, la ré-écrire, la peaufiner, etc ...
Il a malgré tout fallu que je passe 4h hier soir - dès que je suis rentré du boulot en fait - pour achever le bouzin. J'ai du revoir plus de la moitié de ce que j'avais écrit, ajouter des paragraphes entiers pour rendre le tout plus cohérent, homogène.
Résultat des courses : j'ai envoyé mon texte 28 minutes avant la clôture officielle de l'AT.

Je crois que j'aime pas trop écrire sous pression.

Toujours est-il que ce qui est remarquable, c'est que j'y suis arrivé, et que désormais j'ai deux nouvelles qui se baladent dans la nature. Si elles arrivent çà trouver preneur et à être publiées, je serais très content (je m'achèterais un pack de Kro et je me bourrerais la gueule en regardant un match de catch féminin dans la boue). Dans le cas contraire, je veux qu'elles sachent, mes deux petites nouvelles, que je les aime et qu'elle trouveront toujours une place chez moi, quoi qu'elles aient pu devenir. Mes petites chéries.

001.jpg
Valdemar 2.0, a été écrite sous forte influence de la nouvelle de Poe The Facts in the Case of M. Valdemar. Tellement que d'aucun pourrait m'accuser de plagiat - je rappellerais alors juste pour mémoire la nouvelle Usher II de Ray Bradbury. Pour me défendre, je dirai qu'il s'agit d'un hommage modernisé, et hop, cric-crac dans ma barraque, je suis protégé.
Dedans, on y trouvera pêle-mêle des morceaux de Grand Amour, de la mort, un long coma, ainsi qu'une lâche attaque de vampire, un docteur un peu félé (et logorrhéique) ainsi qu'un bout de cyberpunk.


photo : eugene vardanyan
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Vendredi 26 octobre 2007

worldinurhands.jpgDeux petits morceaux de réflexion :

L'un glané ces jours-ci sur ActuSF (c'est Serge Lehman qui parle) :
"
C'est la raison pour laquelle le schizophrène est à la fois la réponse-type au système et, en même temps, sa production la plus aboutie. Il faut posséder (au moins) deux esprits : un – classable – pour pouvoir survivre dans le monde marchand et un second – privé – pour mériter le nom d'être humain. "

L'autre trouvé hier matin, dans le V. de Thomas Pynchon :
"S'il se destine à l'Administration, il écrira des livres. S'il est ingénieur ou architecte; il fera de la peinture ou de la sculpture. Il ira en s'écartelant au dessus de la ligne de démarcation, assez lucide pour se rendre compte que chacun des deux mondes ne lui donne que la plus mauvaise part, mais sans jamais se demander pourquoi la démarcation existe, ni même si elle existe. Il connaitra le destin de l'homme dédoublé et poursuivra son jeu d'écartèlement jusqu'à ce qu'il se fende par l'entrejambe et qu'à force de se tendre tout son corps finisse par s'ouvrir en deux et qu'il soit, conséquemment, détruit."


Je suis rassuré : je suis une réponse-type du système et vers 45 ans (âge approximatif estimé du craquage d'entrejambe) je devrais normalement m'auto-détruire. Super cool. Ca va être funky-fun.

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Mercredi 24 octobre 2007

Je vais me faire un peu de pub. Ce qui entre nous soit dit ne sert pas à grand chose puisque je n'ai rien a vendre, ni ma chemise, ni mon cul. Bref.
Il y peu, sortait le super chouette classe top grave bien ouvrage Le retour de Cal de Ter. Une de mes nouvelles est dedans.
A cette occasion, le site Fantastinet a eu la bonne idée de réaliser une interview de tous les auteurs de l'anthologie. Super cool. Je profite de ce blog pour leur faire de gros bisous.

Le lien qui va bien, avec la chronique et les liens vers les interviews :
The chronique and the links

Ainsi que - et là, ça confine au sublime - mon interview à moi que j'ai, la première, l'unique peut-être, que je me la pète avec :
The déchired interview of Laurent Million

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Vendredi 12 octobre 2007

Pour votre propre sécurité, ne vous penchez pas dans le vide.
Pour votre propre sécurité, respectez la ligne blanche.
Pour votre propre sécurité, mangez bio.
Pour votre propre sécurité, ne donnez pas de nourriture aux ours.
Pour votre propre sécurité, ne donnez pas d'argent aux mendiants.
Pour votre propre sécurité, cet espace est vidéo-surveillé.
Pour votre propre sécurité, lavez-vous souvent les mains.
Pour votre propre sécurité, marchez sur le trottoir.
Pour votre propre sécurité, mettez des préservatifs.
Pour votre propre sécurité, faites le ramadan.
Pour votre propre sécurité, achetez un 4x4.
Pour votre propre sécurité, faites attention au chien.
Pour votre propre sécurité, la police rode.
Pour votre propre sécurité, ne faites pas de ram-dam.
Pour votre propre sécurité, ne soyez pas homophobes.
Pour votre propre sécurité, ne regardez pas la télé.
Pour votre propre sécurité, veuillez lire les contre-indications.
Pour votre propre sécurité, ne pissez pas sur les prises électriques.
Pour votre propre sécurité, payez vos impôts. 
Pour votre propre sécurité, ne parlez pas arabe dans l'avion.
Pour votre propre sécurité, ne mangez pas gras.
Pour votre propre sécurité, ne prenez pas le métro tard le soir.
Pour votre propre sécurité, ayez toujours vos papiers sur vous.
Pour votre propre sécurité, ne mouillez pas les gremlins. 
Pour votre propre sécurité, ne jetez pas le coran dans les toilettes.
Pour votre propre sécurité, ne soyez pas homosexuel.
Pour votre propre sécurité, ne pétez pas sur des allumettes enflammées.
Pour votre propre sécurité, n'ayez pas d'enfants.
Pour votre propre sécurité, essuyez-vous les fesses après avoir fait caca.
Pour votre propre sécurité, faites vous vaccinez contre la grippe.

barr02.gif

Pour votre propre sécurité, ne me faites pas chier.


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Jeudi 4 octobre 2007
Placardeau-Blues08.jpg
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Mercredi 19 septembre 2007

Depuis l'envoi de La Ligue des Faiseurs de Bière au Phénix, je me la suis coulé douce. Je n'ai pas écrit la moindre ligne. Je n'avais pas envie, j'avais plein d'autres truc plus intéressants à faire (j'ai le droit, je ne suis pas écrivain, je ne suis pas tenu à un résultat, j'ai personne à nourrir avec ma plume et si ça suffit pas, j'ai mon contrat moral d'écriture pour me couvrir – ah, oui, et j'oubliais – mon petit gimmick vulgaire : et je vous emmerde).
(Pour être tout à fait honnête, je n'ai certes pas écrit, mais j'ai pris des notes pour un futur et hypothétique roman mainstream, du genre auto-fictionnel, mais avec des fées dans le placard, un supermarché silent-hillesque et une prise d'otage avec coups de fusil à pompe en pleine tête. Pour le reste, il s'agit de ma vie…)

Et pourtant, y'a des trucs sur le feu : une nouvelle (Valdemar 2.0) pour
Outremonde (thème : romantisme noir), un machin de 20 lignes pour Arte (thème, 'Moi/Je' - torché en environ 10 minutes, faut que je le relise – compter 5 minutes – et que je l'envoie – encore 5 minutes) et un entrainement psychologique pour le concept de la nouvelle noctivore (ou noctiphage – je sais pas), un concours de nouvelles qui va me bouffer la nuit du 19 octobre. Or, ce soir là, ma boite organise une méga-fiesta où l'alcool devrait couler à flot (y'aura peut-être même des putes, mais rien n'est officiel pour l'instant) : je vais donc cumuler les difficultés, le manque de temps (le concours se déroule du vendredi soir 19h au samedi matin 7h et je compte rentrer chez moi aux alentours de 22h30, 23h – sauf imprévu, genre coma éthylique ou partouze) et l'alcoolémie (sans arriver au coma, la probabilité d'un grammage conséquent est élevée). Ca, c'est du défi. Avec un peu de chance, il s'agira du meilleur texte jamais sorti de mon clavier.
(Comment ça, c'est pas difficile ?)

Concours de Nouvelles des Insomniaques
Recommandé par des Influenceurs


Le reste du temps, j'ai écouté de la musique et été a des concerts (vendredi dernier, Paradise Lost passait Transbordeur à Lyon – j'ai pu gouter aux joies du headbanging, tout en mâtant de la minette gothique et en buvant de la bière – essayez de vous imaginer la scène, je vous promets que c'est super chaud d'arriver à faire correctement et proprement les trois en même temps), j'ai joué à des jeux vidéos (je suis en plein Dragon Quest 8 sur PS2, et c'est excellent mais over-chronophage - ce qui est très étrange c'est que autant j'aime bien jouer à des jeux qui se déroulent dans des univers de fantasy, autant je ne peux pas la blairer en littérature – y'a-t'il un psy qui lit ce blog qui pourrait m'expliquer ce phénomène étrange ?) et j'ai lu de la vraie littérature : Don Delillo (L'étoile de Ratner – énorme, profond et absurde à la fois, alors que, par exemple, j'ai détesté son Cosmopolis), Nancy Huston (Une adoration – bah, c'est du Huston quoi - donc c'est bien), Philip Roth (La bête qui meurt – à chier, j'ai décidément beaucoup de mal avec Roth, ça m'avait fait pareil avec la Pastorale Américaine, je ne trouve aucun thème qui résonne en moi et je m'ennuie – là, c'est l'histoire d'un vieux qui se tape une jeune – heureusement, c'est court), John Irving (Je te retrouverai – chiant, en miroir du Roth, c'est un jeune qui se tape des vieilles – oh, oui, et pis, il recherche son père aussi – plus de 800 pages, interminables) ou Imre Kertesz (Etre sans destin – en cours de lecture, arrivé à la page 27 ça présage du meilleur pour la suite, et comme le gars il est prix Nobel, même si j'aime pas, je n'aurai qu'à fermer ma gueule). 
Pas un seul bouquin de SF depuis un mois.
C'est un cycle, faut pas s'inquiéter : c'est simplement que, en ce moment, aujourd'hui, la SF me fait chier. (Et je ne parle même pas de la fantasy – qui, elle, m'a toujours fait chier). Je n'ai aucune envie d'en lire. Quand j'en lis, je trouve qu'il manque quelque chose, je la trouve vaine, pauvre de style et d'humanité. Alors je vais voir du côté de la lit-gen. Et je trouve le truc qui manquait (pas toujours, c'est vrai). Mais là encore, en lit-gen, au bout d'un moment, il manque un truc, une part de rêve, d'imaginaire, de folie. Alors je retourne voir du côté de la SF, ou du fantastique. C'est comme un balancier. Ou un yo-yo. Ou un manico-dépressif bi-polaire. Ou une chanson populaire : ça s'en va et ça revient. Ou encore mieux : comme un homme qui trompe sa femme (ou une femme qui trompe son homme, ça se vaut, c'est aussi fréquent, c'est pas joli-joli non plus), il croit que l'herbe est plus verte ailleurs (ou que les pipes sont mieux taillées) et en fait non, sauf que ça dépend, faut voir, il papillonne, il hésite, il butine, s'en va, demande pardon, ne peut résister à l'appel de l'ailleurs, à la tyrannie de ses couilles, il y retourne, il revient. Mais où qu'il aille, il reste insatisfait.

Et pour terminer, quand même, un événement : la sortie de
l'Anthologie Le Retour de Cal de Ter . Ce qui n'est pas rien. Déjà parce que Cal de Ter c'est bien (si vous avez des doutes, allez lire la préface de Claire Panier-Alix disponible sur le site de Rivière Blanche), c'est le must de la SF populaire française – dans la série Fleuve Noir on peut le ranger sans problèmes aux côtés des Gilles Thomas – la crème de la crème. Ensuite, parce que plein de gens bien sont dedans. Pour continuer, parce que je suis dedans (et pourtant, je ne suis pas un gars bien). Et enfin, parce que Fantastinet/ se propose de réaliser une interview de tous les auteurs de l'Anthologie. Cool. C'est donc à la fois mon premier contrat, et ma première interview.
Donc, si un jour, je suis célèbre et plein de pognon, faudra pas me faire oublier de toujours remercier messieurs PJ Hérault et Philippe Ward, parce que ce sera grâce à eux. Un peu.

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Mardi 28 août 2007

chimay.jpgIl restait trois jours avant la cloture de l'appel à texte. La deadline de la mort. J'avais peur de ne pas y arriver, de ne pas rendre mon texte à temps ; j'étais tout flageollant, les genoux qui faisaient des tak-atak-atak de castagnettes.
Alors, je me suis levé tôt tous les matins de la semaine dernière (oui, je fais partie de cette France là désormais), me suis préparé un grand pot de café (dans une jolie cafetière Bodum hyper design - 29 euros) et ai posé mon derrière sur mon fauteuil bleu à la finition très Conforama (65 euros, je crois), avant de lancer ma machine et de m'atteler à cette grande et magnifique histoire qu'est La Ligue des Faiseurs de Bière.
A 9h30 aujourd'hui, j'ai envoyé mon texte à Phénix Web, pour l'appel à texte 'Super pouvoirs ? A quoi ça sert ? 

Question à laquelle je réponds : à faire de la bière.

guiness.jpg(Le truc bien avec mes titres, c'est qu'en fait, y'a juste besoin de les lire pour tout savoir de l'histoire - je me demande même s'il ne vaudrait pas mieux que j'écrive uniquement des titres ;  de cette façon, je ne me ferai pas chier à développer des intrigues et des personnages, et vous n'auriez pas à vous farcir ma prose - gain de temps pour tout le monde)

Le sort en est jeté. J'ai lancé des dés pour voir un peu ce que me réservait l'avenir, j'ai fait quatre. J'ai aussi tiré les cartes, j'ai eu valet, neuf, as, dix - à trèfle - c'est con, je jouais pas à la belote. Je ne sais pas ce que tout cela signifie. Je vais peut-être essayer le marc de café, y'en a plein au fond de ma cafetière.

Au pire, si je suis pas retenu, vous pourrez vous downloader La Ligue des Faiseurs de Bière, et la déguster peinard, un verre de Guiness à la main.

 

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Samedi 25 août 2007
Placardeau-Blues09.jpg
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Mardi 21 août 2007

Non, aujourd'hui, pas de diatribe, pas d'attaque gratuite sur qui ou quoi que ce soit.

(Ou alors, si, allez, parce que je ne peux pas résister : une sur notre cher Président - ah, bah, oui, hein, vous l'avez voulu, vous avez voté, vous l'avez, c'était peut-être pas très malin, ok, l'alternative était pas hyper séduisante non plus, mais maintenant faut assumer - qui vient de sortir un truc sur les délinquants sexuels disant en substance 'faudrait les enfermer et qu'ils ne sortent jamais'
Géniale comme idée, c'est du niveau d'une discussion de beauf au comptoir du coin, allez hop, on les boucle et on jette la clé, ces espèces d'enculés de leur race' (jolie expression cumulant deux délits : l'homophobie et le racisme - que, cependant, j'utilise beaucoup). 
Si j'étais vindicatif et très balèze, je mettrais bien mon poing dans la gueule au premier qui oserait affirmer c'est de la justice. Soyons sérieux : enfermer un mec dans une prison sans lui donner le moindre espoir qu'il ne sorte jamais, ça ressemble à quoi ? Autant lui coller une bastos calibre 32 full metal jacket dans la nuque, blam !, à la chinoise, et on en parle plus. 
La prison à vie, sans rémission possible, c'est pire que la peine de mort.
L'évolution logique de ce genre de propos serait donc de revenir à des méthodes plus humaines de justice (non, pardon, de vengeance), les mêmes que celles de nos (heureusement) lointains voisins les Texans qui viennent de griller leur 400ème gugusse sur la chaise en 30 ans (évidemment, c'était un black - il a eu le malheur de pas avoir super bien choisi le jour de la distibution des maillots)
Bon, là, j'ai pas envie de développer - je le ferais peut-être via une nouvelle, ça sera plus simple - , mais c'est le genre de propos insupportable de la part d'un Président de la République (en France du moins) - alors, qu'à contrario, il me fait beaucoup rire quand il vient de la bouche empuantie d'alcool de Jean-Louis, le pochtron bien connu du canit des canuts)

Un petit état des lieux : Valdemar 2.0 est écrite à 80%, mais j'ai le temps, la dealine est au 31 octobre - on peut y aller mollo. NanOrchideus, est environ à 0.05%, et là, j'ai encore plus le temps puisqu'elle n'est prévu pour rien ni personne. De même pour Qui je reviens.
Le truc con, c'est qu'entre temps, j'en ai commencé trois autres, qui ont pris le pas sur les précédentes (je m'en fous, j'ai le droit, je suis couvert par mon Contrat Moral d'Ecriture) : 
La Ligue des Faiseurs de bière, à 80 % aussi, pour répondre à un AT qui, lui, se cloture le 31 aout - et il y a une chance sur deux pour que je ne soit pas prêt à temps - tant pis, je la mettrai en ligne ici.
Holy War - La guerre des Olives , un gros délire issu d'un tout petit bout de thread sur Fantastinet, qui va surtout me permettre de m'exercer à la description de batailles rangées. Celle-ci devrait finir en Copyleft. Ecrite à 10%.
BombermanLand-Wii-Editeur-008-copie-1.jpgLe grand moment de solitude du BombermanTM face à la langue de feu surgie de la tuyère du réacteur (oui, c'est mon titre, et je vous emmerde) : encore un délire, cette fois-ci issu d'un rêve que j'ai eu dans la nuit du dimanche 19 aout au lundi 20. Ecrite à 50%. Possible Copyleft. Putain, je suis trop généreux - ça finira par me perdre.

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Dimanche 19 août 2007
Placardeau-Blues04.jpg
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Mardi 14 août 2007

Article Un – Le but premier de L.106 n'est pas d'être publié. Il s'agirait cependant d'un phénomène périphérique fort appréciable qui serait accueilli avec bonheur et bienveillance. L.106 ne cracherait bien évidemment pas sur le fait d'être une star adulée et de gagner beaucoup de pognon.

Article 2 – L.106 écrit pour se faire plaisir, même s'il en chie parfois. Par conséquent, n'étant soumis à aucune obligation, aucune date limite, il se réserve le droit de ne pas terminer ses histoires et de tout laisser en plan pour faire autre chose de plus intéressant, qu'il s'agisse de rédiger une autre histoire, d'aller tirer un coup (payant ou non) ou de jouer à la Playstation.

Article 3 – L.106 se propose de rédiger alternativement un récit (roman ou nouvelle) en vue de publication et un récit en copyleft qui sera diffusé sur ce blog. Ce qui signifie en clair que pour toute nouvelle écrite pour répondre à un appel à texte, ou tout roman proposé à un éditeur, devra exister son pendant sur ce blog. Si le récit rédigé en vue de publication n'est pas retenu, il se transformera instantanément en copyleft.
Pour mémoire, le copyleft signifie que le contenu est copiable, gratuitement, mais que, merci beaucoup, L.106 conserve ses droits dessus. Sinon, il enverra ses rottweilers baveurs, ses faucons millésimés et ses diptères carnivores qui auront pour mission de successivement vous liquéfier le visage à grand jets d'acide sulfurique, de vous becqueter les globes oculaires après avoir pris soin de les faire éclater d'un plop! sonore, et de vous pondre des œufs dans la partie la plus charnue de votre anatomie, ce qui selon les individus peut correspondre aussi bien aux fesses qu'au bide.
Et si ça ne suffit pas, il pourra toujours avoir recours à ses avocats. Bien murs, bien pourris. Mais très bons avec de la mayonnaise et du crabe. Lancés très fort et avec précision, ils pourraient déclencher une septicémie foudroyante. Ou une bonne chiasse.

Article 4 – L.106 est une éponge qui bouffe à tous les râteliers. Si une histoire lui semble mériter d'être racontée, d'où qu'elle vienne, il le fera, dut-il froisser quelques susceptibilités. Ayant lui-même été froissé plus d'une fois, il appliquera non seulement la loi du Talion, mais aussi celle du 'je fais ce que je veux, quand je veux et je t'emmerde'. Pour la simple raison qu'il ne s'agit que d'œuvres de fiction qui n'ont qu'un impact modéré sur l'histoire de l'humanité, et n'ont donc aucune espèce d'importance. Par conséquent, tout froissage ne sera dû qu'à quelques égos surdimensionnés, qu'il conviendra de rendre à des proportions plus adéquates. Genre la taille d'une boite à chaussures, pointure 36.

Article 5 – L.106 conchie les artistes, qui constituent une insulte permanente à l'Art. Par ailleurs, L.106 conchie aussi l'Art, qui – tout comme Dieu – n'existe pas. En conséquence, de quoi, cet article est insignifiant, puisqu'il concerne des concepts et des choses (les artistes, donc) qui n'ont aucune existence concrète.
L.106 ayant conscience de vivre dans un monde procédurier et ne souhaitant pas être poursuivi pour 'incitation à la haine artistique' précisera qu'il n'éprouve pas de haine envers les artistes, mais uniquement du mépris, ce qui n'est – sauf erreur de sa part – pas encore susceptible de poursuite.
D'une façon générale, étant une grosse fiotte, L.106 reniera tous ses propos et fera amende honorable (mais n'ira cependant pas jusqu'au seppuku, faudrait pas déconner non plus) s'il venait à être menacé verbalement ou physiquement. Il ira même jusqu'à faire pipi dans son boxer Calvin Klein pour montrer qu'il est effrayé.

Article Antépénultième – L.106 est un schizophrène, très sage la journée au boulot, habillé en costard cravate, propre sur lui, très gentil, très poli, qui dit oui tout le temps, qui tend la joue droite quand on lui baffe la gauche, écoute du Haydn et du Brahms, le gendre idéal. C'est normal, il faut bien qu'il mange, il a donc appris à baisser son froc. La nuit, le week-end, ou sur internet, il est autre, il enlève le masque, devient le vrai lui, un connard misanthrope qui s'habille tout de noir, boit de la bière, mange gras, écoute Metallica et Paradise Lost, pète, rote à l'envie et se gratte les couilles. Sa scribouille reflètera donc cette maladie mentale, permettant au plus vulgaire de cohabiter avec le merveilleux et à l'humour frais de cotoyer la noirceur des abîmes

Article Pénultième – L.106 est un sale gosse et le restera. Il a décidé de vivre sa crise d'adolescence une fois passée la trentaine et le fait via la scribouille. Faire l'expérience de lui demander quelque chose, même en disant s'il te plait, peut être déstabilisant : il y a une forte probabilité qu'il fasse le contraire.
Ou pas. Nul ne sait. Ce qui élimine la possibilité de lui demander quelque chose dans l'espoir que, justement, il fasse le contraire. Des univers entiers se sont effondrés en se basant sur ce genre de théorie.

Article Dernier – Tous les articles ci-dessus peuvent être revus, modifiés, amendés, paraphés, supprimés, gommés, dégommés à tout instant, comme dans tout contrat putesque qui se respecte. Si vous ne croyez pas que les contrats putesques puissent exister dans la vraie vie, relisez vos polices d'assurance auto et votre contrat de téléphonie mobile.

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Lundi 13 août 2007

J'ai pris une décision, en ce qui concerne la mise en ligne de Que tombe le ciel sur le net : je ne le ferai pas. Pour une raison très simple et très prétentieuse à la fois. J'ai envie de jouer au grand et de tenter de faire publier ce bouzin, le faire publier 'pour de vrai'. Vous savez, en livre, le machin en papier avec une couverture bariolée et avec mon nom écrit en gros dessus. Histoire de voir ce que ça fait d'essayer d'aller jusqu'au bout d'un truc, d'être un peu sérieux, pour goûter la différence.
Si je le publie en morceaux sur mon blog, il est flingué d'avance, j'aurais pratiqué une IVG brutale sur mon propre roman. Et ça serait dommage.
Je vais donc continuer de l'écrire dans mon coin, sur mes blocs sténo, avec mes stylos billes. Plus exactement, il s'agira d'écrire la V2, puisque le roman existe déjà à l'état de 'premier jet'. Mais, entre temps, j'ai voulu ajouter quelques nouveaux thèmes, approfondir les existants, modifier la narration (passer de 2 voix à 5), ce qui fait que je dois tout revoir. De fond en comble. Si l'histoire reste simple, sa thématique est plus ambitieuse que je ne le croyais au début : je pensais aller vers un actioner bourrin, et je me retrouve avec un bouquin introspectif sur la lâcheté, la perte de la foi et la culpabilité - rien de très léger. Du lourd. Pas loin d'être indigeste.
Mais je promets aussi une scène de cul (oui, bon, ça sera peut-être réduit à un petit bisou, on verra), un massacre bien gore (ou deux), et des jet-packs.

Pour l'actioner bourrin, je pense que je vais me tourner vers Hors des Rails, qui dans ma tête ressemble de plus en plus à Lost (je viens de visionner la saison 3, et un des twists est très – trop – proche d'un des twists que j'avais imaginé) : du grand n'importe quoi, mais fun.

Ce qui m'amène à mon contrat moral, à venir très prochainement sur ce blog, qui pourrait se résumer à la règle suivante : pour toute nouvelle/roman destinée à la publication (ou sa tentative), il y aura son pendant (oh, peut-être, juste un peu plus court, un peu moins travaillé) en copyleft, ici même sur ce blog.

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Dimanche 5 août 2007
Placardeau-Blues20-copie-1.jpg
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Samedi 4 août 2007

Ca fait un petit moment que j'ai rien publié sur ce blog, rien de consistant. C'est que, pendant que beaucoup sont en vacances, je bosse moi, j'ai un métier, je suis pas intermittent du spectacle.

(Et allez! Hop! Je viens de me mettre à dos les intermittents. Pour ce que ça peut foutre - ils lisent pas mon blog)

(Et encore, j'ai été gentil, j'aurais pu élargir à la fonction artistique en général - vous savez ces gros branleurs prétentieux qui veulent pas se sortir les doigts du cul et qui se permettent de donner des leçons à la terre entière - ouais, mais tu comprends, c'est pas pareil, j'veux dire, le monde, bon, il est dans la merde, mais c'est à cause du patronat tu vois, la politique, la mondialisation, ledarfourliraklafganistan, tout ça c'est le mal, sérieux quoi, alors j'exprime ma révolte, je suis pas content, oui bon, c'est vrai, mon tableau-ma chanson-mon bouquin il est moche, tout gribouillé, mal écrit, il fait mal aux oreilles, j'l'ai torché en deux minutes, à l'arrache, comme ça, rapide, mais bon, faut voir la rage derrière, y' a un message caché, je sais pas lequel, j'l'ai pas trouvé, mais c'est ma muse

MY PLUG IN BABY 
CRUCIFIES MY ENEMIES
WHEN I'M TIRED OF GIVING
ta gueule la muse !
c'est ma muse, elle parle à ma place, et pis merde quoi, c'est aux autres de trouver mon message, je suis un artiste, j'ai pas à expliquer, putain non, c'est trop dur, ou alors si, je veux bien expliquer, mais va falloir que j'ouvre deux trois bouquins de philo ou de socio, trouver des mots compliqués, des machins de Sénèque, non c'est trop vieux ça, tiens plutôt Foucault (et son pendule - quoi, c'est pas le même ? qu'est-ce qu'on s'en branle ?) ou Deleuze, peut-être, un nom qui fracasse bien, Nietsche (y'a un Z qui devrait se balader quelque part, mais je sais pas où le mettre) et son Ainsi parlait Tarass-Boulba, mettre des gros concepts derrière tu vois, appliquer des trucs d'architecture sur ma peinture, mélanger les genres, faire semblant tout bien d'être malin, et rigoler très fort une fois que j'ai la thune 'putain, comment je me suis bien foutu de leur gueule, comment j'ai bien enculé le système', mais bon, moi j'ai le droit, je suis un artiste, je suis intouchable, je fais dans la culture)

Oups.
Je me suis un peu enflammé. On aura donc compris que je pense beaucoup de bien des artistes autoproclamés.
(Et pour ceux qui veulent, le bureau des insultes est ouvert - faites vous plaisir, sortez les canons et les machettes, on va bien se marrer).

Alors que le but premier de ce post était de vous parler rapidement des mes nouvelles in progress
On y va :
- Valdemar 2.0 - écrite pour répondre à un appel à texte. Le titre - et l'inspiration générale - viens d'une nouvelle de E. Allan Poe (La vérité sur le cas de M. Valdemar), mais adapté/trituré/défoncé à la sauce gothique-cyberpunk.
- NanOrchideus - une parodie de Ulysse 31. Nano le petit robot est un connard.
Qui je reviens - à la base un texte non SF, genre auto-fiction, que je vais remodeler pour le rendre SF (le décor au moins). Ton un peu mélancolique, tristounet, on pleure, on renifle, bouh...

Allez, rendez-vous l'année prochaine, quand j'aurais fini toutes ces bouses.

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Jeudi 26 juillet 2007
Placardeau-Blues07.jpg
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Mardi 24 juillet 2007
attendant-Lolo.jpgTARTIFLETTE   - Je suis content.
KALINKA-KALIN - Moi aussi
TARTIFLETTE   - Moi aussi
KALINKA-KALIN - Nous sommes contents
TARTIFLETTE   - Nous sommes contents (un silence). Et qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on est contents?
KALINKA-KALIN - On attend L.106
TARTIFLETTE   - Ah oui, c'est vrai (un silence). Et c'est qui?
KALINKA-KALIN - Personne.
TARTIFLETTE   - Ah bon. Et il est connu sinon ? Je veux dire : il a fait des trucs ?
KALINKA-KALIN - Non, c'est personne. Et il fait chier le monde.
TARTIFLETTE   - C'est pas très gentil.
KALINKA-KALIN - Non. C'est pas gentil.
TARTIFLETTE   - Méprisable.
KALINKA-KALIN - Immonde.
TARTIFLETTE   - Pourri.
KALINKA-KALIN - Dégueulasse.
TARTIFLETTE   - C'est un vrai connard.
KALINKA-KALIN - Non, même pas. C'est personne.
TARTIFLETTE   - Bon (un silence). On se casse alors ?
KALINKA-KALIN - On peut pas.
TARTIFLETTE   - Et pourquoi ?
KALINKA-KALIN - On attend L.106.
TARTIFLETTE   - Ah oui, c'est vrai.
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