Yeaaaaaah ! J'y suis arrivé ! Encore une fois !
J'ai réussi à terminer ma nouvelle Truelle, Pelle et Sébastian dans les temps. Mais tout juste, comme de bien entendu. La date limite d'envoi était le 29 février, et nous sommes
... yes, vous avez compris, le 29 février ! J'ai envoyé ma nouvelle à 20h50 - c'est cool, j'avais encore plein de temps devant moi, un tout petit peu plus de 3 heures. Total success !
Truelle, Pelle et Sébastian, donc : pour l'AT des Trois
Souhaits, la maison d'édition du super site ActuSF, où je trolle parfois assez vilement sur le forum. Bouh...
Pourquoi ce titre ?
Parce que.
Parce que je raconte l'histoire de deux fées (Pelle et Truelle) et d'un pauv' gars Sébastian. Et aussi parce que 'Pelle et Sébastian', ça me faisait salement rigoler.
Et j'aime rigoler.
Mais ce n'est pas tout !
Eh non !
Le Lolo ne s'est pas arrêté là, que nenni ! Il a aussi participé aux Pépins
2008.
Le concept me paraissait étrange au départ : comment ça, écrire des textes de moins de 300 caractères ? C'est possible
ça ? En racontant une histoire ? Bah, merde alors.
Je n'y croyais pas. Ergo, j'ai essayé.
Et j'ai trouvé ça super rigolo.
(J'aime rigoler, bordel, c'est si dur que ça à comprendre ?)
Ca donne des trucs comme ce qui suit :
Dune
Dame Jessica accoucha d'un fils. Ce n'était pas du goût des sœurs du Bene Gesserit qui lui avaient commandé une
fille.
Les épices, c'est bon, mais ça rend con. Pour des clous de girofle, le royaume fut perdu.
Le Seigneur des Anneaux
Lorsque Gandalf vint demander à Frodon le Hobbit de jeter l'Anneau Unique dans le Mont du Destin, ce dernier commanda un pigeon voyageur et une pizza 4 fromages. Le pigeon alla jeter l'Anneau,
finit par se suicider ; le monde fut sauvé.
Frodon mourut de botulisme.
Ceci, pour les classiques.
Pour de l'original, y'a ça :
Cacahuète-Bowl – Curlys vs Grillées-salées de Balsen
Deux équipes se font face, prêtes à en découdre.
L'une compacte, les Grillées-salées, l'autre plus vaporeuse, l'équipe des Curlys.
Elles en veulent – elles ne lâcheront rien.
D'une main vive, je les saisis et les dévore. Et lampe une gorgée de bière.
Lyon-Villeurbanne ; station de métro Charpennes. Un matin de février. A l'extérieur le soleil brille, aucun nuage à l'horizon. A l'intérieur, une descente de contrôleurs des TCL est en cours.
Toutes les issues sont bloquées ; pour atteindre le soleil et l'air frais, il faudra présenter laisser-passer, faire un sourire, dire merci et bonne journée.
Je ne crains
rien – j'ai mon City Pass, les 44,80 Euros sont prélevés automatiquement chaque mois sur mon compte BNP-Paribas, jusqu'à ce que mort s'en suive, jusqu'à ce que je dise halte, non merci, j'en ai
marre, je prends un Vélo'V.
Je passe dans le souterrain, pour récupérer ma correspondance, ligne B, direction Gerland, ce soir l'OL va faire match nul contre Manchester.
Un
cowboy contrôleur d'un mètre quatre-vingt dix toise les passagers d'un air goguenard, la chevelure impeccable, la veste TCL protection-accueil-sécurité-contrôle tombant droit. Il
jubile.
Face à lui, à un ou deux mètres, pas encore à distance de contact, un couple d'immigrés – roumains ou turques probablement – figés, comme statufiés. A voir leur
mine défaite, leurs regards apeurés de lapins pris au piège dans leur terrier, ils n'ont pas de titre de transport. Non plus que de titre de séjour, ou de beaux billets neufs et craquant dans
leur portefeuille – peut-être trimballent-ils une petite paire d'euros au fond de leurs poches, en pièce rouges, de un ou deux centimes, glanées de rame en rame à l'aide de leur gimmick ânonné en
mauvais français 'siouplé, si pour mangé, siouplé, j'ai faim, m'sieur dames'. Peut-être. Pour un bout de pain et trois tomates.
Mais notre cowboy, fort de son SMIC, sait qu'il tient là ses prochaines victimes. Il est la loi, il est l'ordre, et il va nettoyer cette racaille étrangère, la foutre
dehors même avec un peu de chance, emballez-moi ces traine-savates bons à rien qu'à mendier, c'est à cause d'eux si on n'a pas de travail, que tout fout le camp, allez, ouste, du balai, et un
charter pour Bucarest-Ankara, un !
Ils ne bougent plus. Ils sont tétanisés. Quels rêves déçus, quels hurlements passent dans leur tête à cet instant ? Ils sont perdus
cinq mètres sous terre - la Terre Promise est devenue traquenard, ils ont froid en permanence, ils sont sales, en guenilles. Ils n'ont plus d'échappatoire, plus de maison, plus rien – sinon
la peur, infernale, irréductible.
TCL cowboy rigole.
- Bonnie and Clyde, dit-il.
Il a de la culture, il connait Gainsbourg. Et ce soir, il regardera
OL-Manchester, un pack de Kro à ses pieds. Il est heureux.
Il précise, en allongeant les voyelles :
- Bonnie Paaaaarker et Clyde
Barrooooooow.
Son collègue est hilare. Ah, oui, ça va être sympa de se les faire ces deux là. Et s'ils résistent, pas de soucis, la loi, la vraie, n'est pas très loin, de grands, de
beaux CRS aux uniformes impeccables – prêts à mettre des coups de bottes ou de tonfa. C'est fun, ouais, on va casser de l'étranger, on va briser du pas-bienvenu chez nous. Après on ira à
Bellecour – y'a plein de clodos aussi, mais eux ça va, ils sont français. En même temps, bon, ça nous empêchera pas de bien les faire chier, hein? Faut qu'on rigole un peu, merde – on est pas
bien payés, mais qu'est-ce qu'on se marre !
Je passe devant eux – mon City Pass dans la poche. Je ne me retourne pas.
C'est à Meetic-eBay Ouh! Ouh!
Des filles qui étaient à acheter
C'est à Meetic-eBay Ouh! Ouh!
Des filles pour mon porte-monnaie
Passé le mois des bonnes résolutions et des bizouillages de bonne année bonne santé que la prospérité t’oigne de son huile grasse et poisseuse, j’ai décidé de m’acheter une nouvelle femme. La
précédente était usée, le témoin de charge clignotait, pulsant son horripilant marrions-nous faisons des enfants achetons une maison. J’ai ouvert ma poubelle d’une pression du gros orteil et je
l’ai jetée, empaquetée dans son carton d’origine – elle a atterri au milieu d’une forêt de peau de bananes, de restes de raviolis et de bestioles auto-générées par la pourriture ; au moins
elle aura chaud.
Ailleurs – Liberté, Egalité, Balle au Centre

Le Sénat afghan a soutenu, mercredi 30 janvier, le jugement prononcé une semaine plus tôt par un tribunal de Mazar-i-Sharif, condamnant à mort un journaliste afghan, Sayed Parwez
Kaambaksh, pour "blasphème".
Le jeune homme âgé de 23 ans, étudiant à l'université de Balkh et reporter au journal local Jahan-e Naw, a été arrêté en octobre pour avoir imprimé, pour ses camarades de l'université,
un article paru sur Internet dans lequel l'auteur estimait qu'hommes et femmes devraient être égaux face à l'islam, et demandait pourquoi les hommes pouvaient prendre quatre épouses alors que la
polyandrie est interdite. Le tribunal de Mazar-i-Sharif a jugé que l'article humiliait l'islam.
(Source : Le Monde)
Ici – Where is my Minority Report ?

Le Sénat a adopté, jeudi 31 janvier, dans une version proche de celle de l'Assemblée nationale, l'article du projet de loi de Rachida Dati sur la rétention de sûreté, qui permettra
de placer dans des "centres socio-médico-judiciaires" fermés des criminels jugés encore dangereux à la fin de leur peine, y compris ceux condamnés avant la promulgation du texte.
(Source : Le Monde)
Et Nicolas Sarkozy est toujours président.
Monde de merde.
Raaaaaaah! Godzilla, réveille-toi! Ils sont devenus fous!
Ouais, ouais.
L.106 est plein de fiel, plein de rage et d’amertume. On lui a dit plusieurs fois déjà. On lui a dit, c’est mal, c’est pas bien,
faut pas dire des choses comme ça, sois plus consensuel mon garçon, moins adolescent, ne laisse pas parler tes hormones, ferme la porte à tes neurotransmetteurs à la
ramasse.
Et puis arrête d’écrire de façon aussi vulgaire. Cette grossièreté est insupportable.
L.106 s’en moque.
L.106 en rigole, cet enfoiré.
Il bat le chaud, il bat le froid, il contemple les étincelles qui jaillissent du métal torturé, il regarde les étoiles
scintillantes dans un ciel pollué par les néons des boites de nuit.
L.106 décida alors de se bourrer d’une foultitude de pilules whoah ! des petits machins bleus, des verts, des oranges, certains allongés, d’autres plats,
bombés ou rainurés, en losange, en rond, en ellipse, illustrés de glyphes obscurs, parfois de lettres en arial 12 ou times new roman 10. Il se mit à prononcer les noms des principes actifs avec
gourmandise chaque fois qu’il gobait ses cachets.
Carbamazépine. Oxcarbamazépine. Valpromide. Divloproex. Lamotrigine. Topiramate. Gabapentine.
Ils donnaient parfois la chiasse, mais putain les noms étaient vraiment trop
cools.
Une fois guéri
(mais le fut-il vraiment ? ummmpfff …)
il décida qu’il allait tout mettre en œuvre pour être sérieusement pris au
sérieux. Sans déconner.
Il allait simultanément :
1) fréquenter le monde de la SF
2) et répondre aux appels à textes dudit monde.
Pour fréquenter le monde de la SF, il se dit que le plus simple était d’aller faire un tour sur les forums consacrés, de dire bonjour les gens, comment va, de lâcher des supers commentaires Dick
is the king, Egan rules, et Van Vogt sucks, de se faire une bande de potes virtuels et de préparer sa pub tranquillement.
Bon.
Le problème, c’est
que L.106 est un gros con – on l’a déjà dit – et qu’il ne sait pas très bien se comporter en société, il fume, il rote, il se met les doigts dans le nez et il se gratte les
couilles.
Sauf que sur les forums de SF, les autres sont pareils – ils ne savent pas non plus se comporter en société. Ce sont des geeks. Des nerdzs. Des dorks,
des forks, des proks, chtoks, morks. Comme lui.
L.106 ne pouvait donc pas se sentir différent.
Ca lui a fait super mal au
cul.
L’année 2007 est bien morte, la salope, il n’a pas fallu longtemps pour en venir à bout, comme toujours, comme toutes celles qui l’ont précédé. Elle n’a pas
résisté. Une balle dans la tête, à bout portant, à minuit sonné. Rentre à la maison, Cendrillon, et dis à ta mère que je t’ai baisée comme elle, il y a un an. Ca lui fera plaisir. Ca lui fera des
souvenirs.
Quant à ta propre fille…ah ! Amusons-nous encore un peu. Elle est si fraiche, si jeune. Tellement innocente.
En 2007, L.106 est revenu à Lyon, au printemps. Il faisait encore un peu froid. Il mit le chauffage à fond. C’était bon.
(L.106
parle de lui à la troisième personne du singulier, il aime bien, il à l’impression que ça le rend plus important qu’il n’est, que ça l’extrait quelques instants de son insignifiance.
L.106 est un gros con)
Cela faisait dix ans qu’il était parti. Il avait vadrouillé à droite à gauche, fait des erreurs, rencontré des gens,
puis d’autres, s’en était séparé, éloigné. Sans jamais arriver à trouver le temps d’écrire. L’envie le rongeait tous les jours, depuis dix ans – il jetait des morceaux de phrases sur des
calepins, dans ses agendas, écrivait un ou deux paragraphes, sans signification. Il éjaculait quelques mots sur le papier, puis repartait faire autre chose. Fire and
forget.
Le temps du changement était venu.
Il acheta des blocs notes et des stylos. Il ouvrit un blog. Il répondit à des appels à textes. Il fréquenta le milieu de la Sci-Fi.
Comme il était à la fois naïf et débutant – mais avec une courbe d’apprentissage rapide – il fit des erreurs. Aucune irréparable, toutes riches d’enseignement.
La première erreur fut de vouloir mettre en ligne tous les textes qui sortiraient de son usine à histoire. L.106 pensait qu’il s’agissait là d’une démarche saine. Il estimait que le
sacro-saint droit d’auteur était une pure connerie. Il imaginait que cette action flamboyante allait lui attirer une horde de fans en délire et que les meilleures d’entre elles (L.106
ne pouvait rêver ses fans autres que femmes) l’inviteraient dans leur lit (il acceptait aussi les variantes telles que le moelleux tapis en forme d’ours, ou la machine à laver en plein cycle
essorage).
Il s’est majestueusement trompé.
Il s’est vautré comme une merde.
Il a
finalement compris la règle de base : IL NE FAUT PAS mettre ses textes en lignes. Ca ne se fait pas. C’est avouer d’emblée que ce que l’on écrit est de la merde, que cela ne vaut rien, qu’on
a des doutes sur ses propres compétences, et qu’on arrivera même jamais à la cheville d’un tâcheron du FNA ou de la collection Harlequin.
C’est s’assurer
d’entrée de jeu que l’on ne sera pas pris au sérieux.
Il ne prit conscience de cette règle que petit à petit, enfant stupide découvrant le monde de ses
grands yeux écarquillés. Il entendit-vit-lut des wannabe-auteurs comme lui ne prêcher que par la divine édition, que par ce rêve ténu et lointain d’être un jour publié en vrai livre, avec
une vraie jaquette, et leur noms en gros, en gras, en lettres criardes imprimé dessus. Raaah. Il entendit-vit-lut le grand gourou de la Sci-Fi française, le grand, l’immense, le terrible Gérard
Klein avouer qu’il ne connaissait pas le Creative Commons, que l’avenir de l’édition était, est, sera, toujours le livre, que rien de bon ne pouvait sortir du net, que si les auteurs du net
étaient sur le net, justement, c’est qu’ils n’étaient, en toute fin, que des médiocres. Raaaaah. Il entendit-vit-lut de tout jeunes amateurs cherchant à tout prix à protéger/copyrighter leur
cinq pauvres pages mal branlées, leur grand-œuvre. Raaaaaaah. Il entendit-vit-lut d’autres wannabe-auteurs céder aux sirènes du compte d’auteur, se faire niquer et venir chialer après.
Raaaaaaaaah !
L.106 sentit la colère gonfler en lui. Il sentit son côté réac de gauche se réveiller. Il sentit son côté anarchiste de droite se réveiller de même. Il se dit : c’est pas grave,
c’est normal, je suis schizophrène. Il se dit : et en plus, je suis maniaco-dépressif.
C’est pas grave. C’est pas grave.
On trouvera bien quelque chose.
(Suite dans Labocriture – Bilan 2007 (2))
Wo-oh-oh ! En attendant mon (très) long article sur le bilan de l'année 2007, voici un super cadeau empoisonné qui devrait faire rire dans les chaumières. En tout cas, moi, ça me
fait marrer.
Il s'agit de quelques textes très courts que j'ai écrit il y a longtemps longtemps dans une galaxie très lointaine ; je les ai retrouvés il y a peu, et je voulais vous en faire profiter.
A l'époque, j'étais un peu con, et je voyais tout, mais alors vraiment tout , en noir, genre il n'aurait pas fallu me pousser beaucoup pour que je me fasse péter le caisson - seulement, c'était
super chaud de trouver un gun, et euh ... ben, je m'ai dégonflé.
Néanmoins, les textes sont toujours là, mal écrits, poisseux, très ados, sans une seule once d'humour (enfin, si, c'est drôle, mais c'est vraiment pas fait exprès).
Depuis, je vais mieux, j'ai découvert le sexe, l'alcool, les séries TV, et j'ai surtout compris qu'il ne fallait pas prendre la vie au sérieux : c'est une grosse blague pourrie qu'on nous a fait.
Alors rigolons, et répétons ensemble : le suicide c'est pas bien, c'est mal, et ce qui est super chiant, c'est qu'après on est même pas là pour regretter. Bouh, le suicide, vilain...
Allez, en piste Bozo, fais moi rire !
- Scorpio's Rising
- L'ombre
- No way out
- Sombre Corridor
- Killez
Ils sont tous dans : Les textes courts immatures de L.
Dix-Six
Un truc sympa à noter, quand même, c'est que les trois premiers textes ont été publiés dans le journal interne de l'école d'ingénieur où je suivais mes études. J'ai même eu droit à
une parodie ! C'était pas la classe ça ? En revanche, personne n'est jamais venu me demander si j'allais bien.
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La mauvaise nouvelle d'abord : j'ai pas été sélectionné pour l'appel à texte d'Outremonde sur le Romantisme Noir.
Bon.
C'est triste.
Mais plutôt que d'aller tout de suite me suicider avec des yaourts périmés, j'ai décidé de positiver l'annonce. D'où la bonne nouvelle : je mets mon texte en download / copyleft / tout ce
que vous voulez / dès ce soir.
(Et le premier qui dit que c'est aussi une mauvaise nouvelle, j'en fais du carpaccio et je le trempe dans mon yaourt).
C'est là :
Valdemar 2.0
Puisque tout n'est pas négatif (Outremonde, ils sont sympas, c'est pas comme s'ils m'avaient jeté des cailloux en me disant que je sentais mauvais de la bouche ou quoi) je vous
fais part des commentaires de lecture (j'espère qu'ils sont pas copyrightés, sinon, je vais me chopper un procès au cul).
- Un texte plutôt bien écrit, agréable à lire avec quelques coquilles cependant, mais cela colle avec l'AT et ce conteste
futuriste est intéressant, bien sympa, ça change du bon vieux fantastique 19ème siècle.
- Il y a de très bonnes choses, la chute, les délires du docteur au sujet de l'interface, les dialogues un peu farfelus mais rigolos. Mais y'a aussi des écueils, le début est
trop mou, on a du mal à suivre, entre les souvenirs du héros, et les choses "clichées", "manquant de vraisemblance" racontées par le doc : le coma, Vlad, le porphirisme... Des petites recherches
bibliographiques poussées n'auraient pas été inutiles. Un bon texte mais surtout sur la fin : le début fait un peu "brouillon".
- J'ai été gêné par nombre de fautes (ou coquilles) et autres petits défauts syntaxiques. Mais ça se laisse lire. J'ai ri à plusieurs reprises, un texte grave mais non dénué
d'humour. Des longueurs, surtout quand ça devient jargonneux. Sinon je trouve que le héros manque de charisme, qu'il est un peu transparent, superficiel.
- Pas mal de fautes. Quelques blagues un peu lourdes mais au moins le style léger colle très bien au texte. Une histoire amusante et loufoque qui aurait mérité quelques coupes et
précisions pour gagner en efficacité.
- Un texte long, mais intéressant tout de même. Le docteur Danilescu est assez amusant, c'est vrai, mais ses discours sont un peu longs... Le lecteur serait tenté de sauter les passages,
cependant c'est un bon texte, par son originalité et le style qui ne souffre pas de défaut majeur.
(Evidemment, je n'ai mis en gras que les trucs qui font plaisir - les autres machins, genre le début un peu mou, les clichés, la vraisemblance et les fautes - soit dit en passant, après
moults relectures, je n'ai trouvé que 5 fautes maxi, va falloir que je retourne au CE1 - je fais comme si ça n'existait pas et je me voile la face)
D'aucuns se souviennent peut-être d'un des textes qui fit l'ouverture de ce blog : il s'agissait d'une petite chronique énergique au sujet du bouquin de Thomas Geha, le fameux A comme Alone
Quelques temps après
- mais sans qu'il y ait là le moindre lien de cause à effet - l'idée de réaliser une parodie fut lancée sur le forum de Rivière Blanche. A comme Alone étant un hommage
direct et authentique à l'Autoroute Sauvage, il était amusant de constater qu'en le parodiant, il s'agissait de s'attaquer aussi, par un effet de ricochet, à la trilogie de
Gilles Thomas.
Pour donner une image cinématographique peut-être plus évidente (bien qu'inexacte), si l'Autoroute Sauvage correspond à Halloween, alors A comme
Alone est Scream et T comme Touseul, Scary Movie.
Le jeu a débuté fin juin et trois guignols (Alain, Lekarr et votre serviteur) ont répondu présents, trois gars qui se se sont bien fendus la poire en tentant de
raconter les aventures d'un pauvre couillon nommé Terminator-Têtenlair (dit Tété), parcourant un monde post-apocalyptique complétement barré, accompagné de ses fidèles (?)
compagnons Grasse (qui porte bien son nom) et Psychololo (le modèle de grand balèze très très con) ; arrivés à la mi-novembre, nous pouvons annoncer avec fierté que la pochade atteint
désormais sa bonne cinquantaine de pages, qu'elle est pleine de jeux de mots foireux, d'absurdités, de bastons débiles (et aussi pleine de trous et d'incohérences, mais n'insistons pas là-dessus,
si vous le permettez).
Je vous en mets quelques extraits :
1 - "Je suis désolé messieurs mesdames mais je suis pas le combattant du
futur moi. Généralement, j’essaye d’éviter les emmerdes tant que je peux – mais vu comme je suis fait, je peux pas souvent. Je joue dans la catégorie dialogue, je fais dans la parlote, pas
tellement dans la baston. Je suis pas doué pour ça alors je repousse au maxi le moment où va falloir se fighter. C’est vrai que je me trimballe avec un katana bien rangé dans son étui le long de
ma colonne vertébrale, mais c’est juste pour épater la galerie, pour impressionner, donner du poids à mes discours. Faudrait pas que je le sorte, par contre : c’est un vieux katana tout pourri,
tout rouillé, que j’avais acheté à une brocante lorsque le monde tenait encore debout. Je l’avais eu à 20 euros, si je me souviens bien. Je m’étais fait arnaqué."
2 - " Ca tombe bien que tu me demande ça mon
Tété
(tu parles)
passque justement, tu vois, ça faisait un moment que j'avais rencontré personne et je me languissais un peu de parler,
j'avais personne à qui raconter mes dernières aventures, et dieu sait s'il y en a eu, ah oui, alors, dieu le sait, ou alors il s'en fout, je sais pas, en fait il me répond jamais, des fois je lui
laisse des messages, j'écris des SMS dans le sable pour qu'il puisse les lire et tout, mais jamais il répond, ou alors peut-être, je sais pas, il répond dans l'eau, mais c'est dommage passque ça
s'efface super vite dans l'eau, tu sais, un peu comme l'épitaphe de Byron, ou Yeats je me rappelle plus bien, j'avais lu ça dans un livre un jour, mais c'était y'a longtemps,
longtemps, j'étais tout petit, presque aussi petit que toi, pas tout à fait aussi petit mais pas loin,
et donc sur l'épitaphe de Byron, ou Yeats, - au fait on dit sur l'épitaphe, ou dans l'épitaphe ? c'est pas la pierre l'épitaphe, non ? c'est le
cénotaphe alors hein, enfin, un truc en taphe quoi – le mec y disait un truc comme 'Ci-git celui dont le nom était gravé dans l'eau', joli, moi j'aime beaucoup, j'aimerais bien avoir ça sur mon
truc-en-taphe, mais bon, çà n'empêche pas dieu il me répond jamais, je lui parle, je lui parle
(tu parles, tu parles, ça pour parler, tu parles)
et il a
l'outrecuidance – j'aime bien ce mot, il a beaucoup de syllabes, il est joli – il a l'outrecuidance d'outrecuire et de pas répondre, donc moi je suis pas content après, je suis obligé de me
défouler, de taper sur des machins, des gens, des petits enfants, mais en ce moment y'a beaucoup moins de petits enfants, on dirait qu'ils ont tous été mangés, vous avez des enfants vous ? on
dirait bien à voir la dame, y'a des restes, non, ou alors c'est qu'elle mange pas équilibré, c'est mauvais pour la santé, le transit intestinal se fait pas bien, la rétention d'eau et tout, je
connais, ça m'arrive aussi notez, pas parce que j'ai des enfants, hein, huh
huh je sais pas comment on fait, mais parce que je mange pas assez de
légumes, ou alors des orties, c'est bon ça les orties, ça a un peu le goût des blettes, ou des cardons (vous connaissez les cardons, non, c'est régional, y'a pas grand monde qui connait, mais à
la crème, c'est très gouteux, délicieux, avec des lardons aussi c'est bon) et du coup mon caca il descend moins facilement, un peu comme s'il restait accroché, vous voyez, tout en haut, dans
l'intestin, ou le colon, ou la rate, enfin un organe du bas, et c'est pénible passque on a beau pousser pousser ca veut pas, et quand ça veut pas ça veut pas et ... euh ... putain, j'ai perdu le
fil moi. Tu m'a demandé quoi déjà mon Tété ?"
3 - " Salut Tété, c'est bien la Terre ici ? » dit le premier machin."
Tout ceci pour dire que l'aventure n'est pas terminée, et que surtout, elle est ouverte à tous ; chacun peut ajouter sa petite pierre malingre, débile ou déjantée sur l'édifice de la légende en
marche de Tété le Toutseul, le gros looser post-apocalyptique.
Ca se passe là.
Je dois avoir un gros problème avec les deadlines ; je suis infoutu de rendre un texte avec de la marge. Je suis systématiquement tangent. Preuve en est de Valdemar
2.0, une nouvelle que j'avais en préparation depuis deux ou trois mois pour l'appel à texte d'Outremonde, le Romantisme
Noir.
J'avais du temps, plein de temps, pour l'écrire, la ré-écrire, la peaufiner, etc ...
Il a malgré tout fallu que je passe 4h hier soir - dès que je suis rentré du boulot en fait - pour achever le bouzin. J'ai du revoir plus de la moitié de ce que j'avais écrit, ajouter des
paragraphes entiers pour rendre le tout plus cohérent, homogène.
Résultat des courses : j'ai envoyé mon texte 28 minutes avant la clôture officielle de l'AT.
Je crois que j'aime pas trop écrire sous pression.
Toujours est-il que ce qui est remarquable, c'est que j'y suis arrivé, et que désormais j'ai deux nouvelles qui se baladent dans la nature. Si elles arrivent çà trouver preneur et à être
publiées, je serais très content (je m'achèterais un pack de Kro et je me bourrerais la gueule en regardant un match de catch féminin dans la boue). Dans le cas contraire, je veux qu'elles
sachent, mes deux petites nouvelles, que je les aime et qu'elle trouveront toujours une place chez moi, quoi qu'elles aient pu devenir. Mes petites chéries.

Valdemar 2.0, a été écrite sous forte influence de la nouvelle de Poe The Facts in the Case of M. Valdemar. Tellement que d'aucun pourrait m'accuser de
plagiat - je rappellerais alors juste pour mémoire la nouvelle Usher II de Ray Bradbury. Pour me défendre, je dirai qu'il s'agit d'un hommage modernisé, et
hop, cric-crac dans ma barraque, je suis protégé.
Dedans, on y trouvera pêle-mêle des morceaux de Grand Amour, de la mort, un long coma, ainsi qu'une lâche attaque de vampire, un docteur un peu félé (et logorrhéique) ainsi qu'un bout
de cyberpunk.
Deux petits morceaux de réflexion :
L'un glané ces jours-ci sur ActuSF (c'est Serge Lehman qui parle) :
"C'est la raison pour laquelle le schizophrène est à la fois la réponse-type au système et, en même temps, sa production la plus aboutie. Il faut posséder (au
moins) deux esprits : un – classable – pour pouvoir survivre dans le monde marchand et un second – privé – pour mériter le nom d'être humain. "
L'autre trouvé hier matin, dans le V. de Thomas Pynchon :
"S'il se destine à l'Administration, il écrira des livres. S'il est ingénieur ou architecte; il fera de la peinture ou de la sculpture. Il ira en s'écartelant au dessus de la ligne de
démarcation, assez lucide pour se rendre compte que chacun des deux mondes ne lui donne que la plus mauvaise part, mais sans jamais se demander pourquoi la démarcation existe, ni même si elle
existe. Il connaitra le destin de l'homme dédoublé et poursuivra son jeu d'écartèlement jusqu'à ce qu'il se fende par l'entrejambe et qu'à force de se tendre tout son corps finisse par s'ouvrir
en deux et qu'il soit, conséquemment, détruit."
Je suis rassuré : je suis une réponse-type du système et vers 45 ans (âge approximatif estimé du craquage d'entrejambe) je devrais normalement m'auto-détruire. Super cool. Ca va être
funky-fun.
Je vais me faire un peu de pub. Ce qui entre nous soit dit ne sert pas à grand chose puisque je n'ai rien a vendre, ni ma chemise, ni mon cul. Bref.
Il y peu, sortait le super chouette classe top grave bien ouvrage Le retour de Cal de Ter. Une de mes nouvelles est dedans.
A cette occasion, le site Fantastinet a eu la bonne idée de réaliser une interview de tous les auteurs de l'anthologie. Super cool. Je profite de ce blog pour leur faire de gros bisous.
Le lien qui va bien, avec la chronique et les liens vers les interviews :
The chronique and the links
Ainsi que - et là, ça confine au sublime - mon interview à moi que j'ai, la première, l'unique peut-être, que je me la pète avec :
The déchired interview of Laurent Million
Pour votre propre sécurité, ne vous penchez pas dans le vide.
Pour votre propre sécurité, respectez la ligne blanche.
Pour votre
propre sécurité, mangez bio.
Pour votre propre sécurité, ne donnez pas de nourriture aux ours.
Pour votre propre sécurité, ne donnez pas d'argent
aux mendiants.
Pour votre propre sécurité, cet espace est vidéo-surveillé.
Pour votre propre sécurité, lavez-vous souvent les
mains.
Pour votre propre sécurité, marchez sur le trottoir.
Pour votre propre sécurité, mettez des préservatifs.
Pour
votre propre sécurité, faites le ramadan.
Pour votre propre sécurité, achetez un 4x4.
Pour votre propre sécurité, faites attention au
chien.
Pour votre propre sécurité, la police rode.
Pour votre propre sécurité, ne faites pas de ram-dam.
Pour votre
propre sécurité, ne soyez pas homophobes.
Pour votre propre sécurité, ne regardez pas la télé.
Pour votre propre sécurité, veuillez lire les
contre-indications.
Pour votre propre sécurité, ne pissez pas sur les prises électriques.
Pour votre propre sécurité, payez vos
impôts.
Pour votre propre sécurité, ne parlez pas arabe dans l'avion.
Pour votre propre sécurité, ne mangez pas gras.
Pour votre propre
sécurité, ne prenez pas le métro tard le soir.
Pour votre propre sécurité, ayez toujours vos papiers sur vous.
Pour votre propre sécurité, ne
mouillez pas les gremlins.
Pour votre propre sécurité, ne jetez pas le coran dans les toilettes.
Pour votre propre sécurité, ne soyez pas homosexuel.
Pour votre propre sécurité, ne pétez pas sur des allumettes enflammées.
Pour votre propre sécurité, n'ayez pas d'enfants.
Pour votre propre
sécurité, essuyez-vous les fesses après avoir fait caca.
Pour votre propre sécurité, faites vous vaccinez contre la grippe.
Pour votre propre sécurité, ne me faites pas chier.
Depuis l'envoi de La Ligue des Faiseurs de Bière au Phénix, je me la suis coulé
douce. Je n'ai pas écrit la moindre ligne. Je n'avais pas envie, j'avais plein d'autres truc plus intéressants à faire (j'ai le droit, je ne suis pas écrivain, je ne suis pas tenu à un résultat,
j'ai personne à nourrir avec ma plume et si ça suffit pas, j'ai mon contrat moral d'écriture pour me couvrir – ah, oui, et j'oubliais – mon petit gimmick vulgaire : et je vous
emmerde).
(Pour être tout à fait honnête, je n'ai certes pas écrit, mais j'ai pris des notes pour un futur et hypothétique roman mainstream, du genre auto-fictionnel,
mais avec des fées dans le placard, un supermarché silent-hillesque et une prise d'otage avec coups de fusil à pompe en pleine tête. Pour le reste, il s'agit de ma vie…)
Et pourtant, y'a des trucs sur le feu : une nouvelle (Valdemar 2.0) pour Outremonde (thème :
romantisme noir), un machin de 20 lignes pour Arte (thème, 'Moi/Je' - torché en
environ 10 minutes, faut que je le relise – compter 5 minutes – et que je l'envoie – encore 5 minutes) et un entrainement psychologique pour le concept de la nouvelle noctivore (ou noctiphage – je sais pas), un concours de nouvelles qui va me bouffer la nuit du 19 octobre. Or, ce soir là, ma boite
organise une méga-fiesta où l'alcool devrait couler à flot (y'aura peut-être même des putes, mais rien n'est officiel pour l'instant) : je vais donc cumuler les difficultés, le manque de temps
(le concours se déroule du vendredi soir 19h au samedi matin 7h et je compte rentrer chez moi aux alentours de 22h30, 23h – sauf imprévu, genre coma éthylique ou partouze) et l'alcoolémie (sans
arriver au coma, la probabilité d'un grammage conséquent est élevée). Ca, c'est du défi. Avec un peu de chance, il s'agira du meilleur texte jamais sorti de mon clavier.
(Comment ça, c'est pas difficile ?)
Le reste du temps, j'ai écouté de la musique et été a des concerts (vendredi dernier, Paradise Lost passait Transbordeur à Lyon – j'ai pu gouter aux joies
du headbanging, tout en mâtant de la minette gothique et en buvant de la bière – essayez de vous imaginer la scène, je vous promets que c'est super chaud d'arriver à faire correctement et
proprement les trois en même temps), j'ai joué à des jeux vidéos (je suis en plein Dragon Quest 8 sur PS2, et c'est excellent mais over-chronophage - ce qui est très étrange
c'est que autant j'aime bien jouer à des jeux qui se déroulent dans des univers de fantasy, autant je ne peux pas la blairer en littérature – y'a-t'il un psy qui lit ce blog qui pourrait
m'expliquer ce phénomène étrange ?) et j'ai lu de la vraie littérature : Don Delillo (L'étoile de Ratner – énorme, profond et absurde à la fois, alors que, par exemple,
j'ai détesté son Cosmopolis), Nancy Huston (Une adoration – bah, c'est du Huston quoi - donc c'est bien), Philip Roth (La bête qui meurt –
à chier, j'ai décidément beaucoup de mal avec Roth, ça m'avait fait pareil avec la Pastorale Américaine, je ne trouve aucun thème qui résonne en moi et je m'ennuie – là, c'est
l'histoire d'un vieux qui se tape une jeune – heureusement, c'est court), John Irving (Je te retrouverai – chiant, en miroir du Roth, c'est un jeune qui se tape des vieilles –
oh, oui, et pis, il recherche son père aussi – plus de 800 pages, interminables) ou Imre Kertesz (Etre sans destin – en cours de lecture, arrivé à la page 27 ça présage du
meilleur pour la suite, et comme le gars