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Jeudi 15 mai 2008

Aujourd'hui, je ne suis pas réellement inspiré. Je n'ai pas la motivation pour écrire un texte plein de sens, d'humour, ce genre de conneries. J'ai donc décidé de donner des recettes de cocktail. Que tout le monde connait, évidemment, mais c'est comme ça. Je l'ai dit : aujourd'hui, pas envie de me casser le tronc.

Le Kahlua, donc.
C'est bon, c'est une liqueur, c'est fait avec du café.

Episode Un : il y a quelques années, sortait The Big Lebowski, le  film le plus cool de toute l'histoire du cinéma, film dans lequel on voyait notre bon vieux Dude (l'exceeeeelllent Jeff Bridges) se trimballer en permanence avec un verre de cocktail à la main. Le fameux White Russian. 1/3 Vodka, 1/3 Kahlua, 1/3 Lait.
Qu'est ce que j'ai pu en boire de cette merde ! A m'en rendre malade, jusqu'à vomir partout et tomber amoureux de la moindre jupette.
Je vous le conseille. Ca se boit sans soif, comme du petit lait.

Episode Deux : il y a une semaine de cela, je regardais la série Californication (avec Fox Mulder, version j'ai une bite et je m'en sers, il était temps). Et dans un épisode, you-ouh!, un personnage sort une bouteille de Kahlua pour s'en verser une lichette dans son café. Et ouais, le truc super con : verser de la liqueur de café dans du café, le truc de malade...
Je n'y aurais jamais pensé tellement c'était évident.
(C'est même tellement évident que la recette est marqué sur l'étiquette. Mais je lis jamais les étiquettes, c'est dommage, on y apprend plein de choses). Donc : 2/3 café, 1/3 Kahlua.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Enjoy !


Et ... euh ... sinon, bah ... pour un appel à texte sur mai 68 j'ai proposé un truc à Roland C. Wagner, qui m'a répondu que mon texte était bon, trash, super impeccable mais que quand même peut-être faudrait revoir un ou deux machins. J'ai sauté de joie, j'ai dansé une gigue, je me suis fait pipi dessus, et j'ai fêté ça en me torchant la gueule (1/3 Vodka, 1/3 Kahlua, 1/3 Lait). Ca s'appelle Rêveurs - Unissez !, peut-être bientôt sur Radio-Labocriture.

Et puis un autre pour un Appel à Texte du Navire en pleine ville, un éditeur jeunesse plutôt sympathique : Le Chalutier Gelé, qui raconte l'histoire d'un chalutier (ah bon?) transformé en glaçon (ah bon ?). Comme c'est pour la jeunesse, j'ai mis un bout de sein. Je l'ai fait lire avant de l'envoyer : on m'a dit 'on dirait du Brussolo'. Ce qui m'a à la fois fait plaisir (parce que Brussolo, fut un temps, c'était quand même du putain de bon délire) et à la fois pas plaisir (parce que merde, faudrait quand même que j'arrive à developper mon propre style, non?).

Et puis aussi : je suis en train de rédiger une nouvelle pour l'Appel à texte de Riviere Blanche sur l'Epopée de Cal de Ter. Bah oui, hein, j'ai participé au Retour, y'a pas de raison que je ne sois pas de l'aventure pour l'Epopée. Ca s'appelera quelque chose comme Sous vos yeux ébahis, ou alors La Romance de Fandango, je sais pas encore. Dedans, il y aura du théatre, de la mise en scène, des épées, des pistolets et pleins d'effets spéciaux. Mais pas de bout de seins, j'ai pas envie (ou alors, si, peut-être un téton, on verra).

 

par L. Dix-Six publié dans : Humood
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Mercredi 7 mai 2008

Petite nouveauté sur le Labocriture : "et maintenant, il parle!"

Comme mes petits Pépins perdants ont eu l'heur de vous plaire, je me suis dit que ça pourrait être marrant de les mettre en bouche, de les rendre un peu plus vivants. J'ai donc pris le mike, et j'en ai sélectionné deux : prenez et écoutez tous, ceci est mon sang livré pour vous.

J'en ai profité pour régler quelques problèmes (répétitions, accord des temps), notament pour 300 :



Et pour les enfants (ainsi que pour les rares élus qui l'ont compris), Smarties :



par L. Dix-Six publié dans : Nouvelles
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Mardi 6 mai 2008

Hélas, Philip K. Dick n'est plus,
Dieu va prendre mon pied au cul.
             (Michael Bishop - Requiem pour Philip K. Dick)


Une anthologie que tous les fans de SF en général et de PKD en particulier attendaient depuis des lustres.

Sans PKD, il est probable que je n'aurais jamais écrit de SF (une de mes premières nouvelles, Homo Lobotomus, restée bien cachée dans un tiroir car terriblement mauvaise, a été inspirée à 100% par la thématique dickienne - des mecs qui se font vider volontairement le cerveau pour ne plus avoir de sentiments parce que ça fait trop mal), il est certain que je n'aurais pas tanné mes parents pour qu'ils m'offrent les Omnibus du Maître, que je n'aurais jamais pris à partie ma prof de philo dans une dissertation en lui soutenant mordicus que j'étais dieu, qu'elle n'était que le produit de mon imagination et qu'elle pouvait bien me mettre un zéro pointé je m'en foutais parce que je me rattraperai avec un 16 en math et un 18 en physique.
Ouais, PKD est le Maitre absolu de la SF, c'est un lieu commun que de le dire. Tant pis, s'il faut le répéter, je le ferais.
Et pis c'est tout.
Richard Comballot (anthologiste de grande qualité) a réuni une palanquée de nouvelles rendant hommage à Phil, toutes écrites par des auteurs francophones (Barbéri, Bellagamba, Curval, Heliot, Mauméjan, Walther et plein d'autres). N'ayons pas peur des mots : c'est l'évenement SF du mois.

Et c'est chez Rivière Blanche.

PKD c'est bon, mangez-en.
Même réchauffé.

par L. Dix-Six publié dans : Humood
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Vendredi 25 avril 2008

Les résultats des Pépins 2008 sont tombés : les gagnants sont ici.
Je n'ai pas gagné. Bon.
Le prix du public n'est pas encore attribué : vous pouvez voter .
Je ne suis pas non plus dans la short-list. Bon.
Ce qui signifie en clair que sur un total de 450 textes (environ, hein), aucun de mes 6 textes ne se retrouve dans les 40 premiers. Je fais donc partie des 90% de bouses. Bon.

C'est la vie.

Ce qui signifie que je peux les mettre en ligne sur mon site - eh ouais !
C'est cool.

Mais je ne mettrai pas les six, pour la simple et bonne raison qu'il y en a deux qui sont franchement mauvais (et si je le dis, c'est qu'ils sont vraiment mauvais). Les autres, je les aime bien - tant pis pour vous.


Nanorchideus
Lorsque Nano le petit robot switcha ses circuits on, il computa que quelque chose était system-error. Orchideus se dressa devant lui et, le saisissant à pleine main, rigola. Exactement ce qu'il me manquait pour réparer les chiottes, dit-il.


Smarties
Ver, je sors de mon trou. J'ai faim. Un bonbon rond et rouge flotte à portée. Je croque, ça craque. Miam. Bon. Puis un bleu, un peu salé. Un marron, tout sec. Il y en a un gros. Jaune. Trop chaud celui-là, je manque me brûler!
Il y en a encore plein. Partout.
Et j'ai encore très faim.


Sauvez nos âmes
Un vaisseau navigue entre les étoiles. Sa coque résonne de mille cris. Au secours. J'ai peur. Aidez-nous. Avarie sérieuse. Oxygène 20%. S'il vous plait. Mayday. Oxygène 19%, en chute.
Pas le temps. Qu'ils se démerdent.
J'ai rendez-vous avec Orion.
Et je suis en retard.


300
Nous étions 300 dans le défilé, 300 pour accueillir les vils Praths venus pour nous envahir. Ils sont des milliers. Ils n'ont aucun droit.
300 nous fûmes, 300 nous sommes, 300 cents nous resterons. Leurs arcs, glaives et boucliers ne nous impressionnent guère. Nos thermiques lourds les faucheront.


par L. Dix-Six publié dans : Nouvelles
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Dimanche 13 avril 2008

Le samedi est traditionnellement le jour des petites emplettes. Le matin, marché et/ou Carrefour/Auchan/Leclerc, et l'après-midi, tour en centre-ville pour acheter des choses inutiles et dépenser ses sous gagnés à se faire chier 8 heures par jour derrière un bureau ou une machine-outil.
J'avais oublié.
Qu'il y avait des gens dehors.
J'avais prévu de passer un week-end studieux. Un week-end peuplé uniquement du tapoti de mes doigts sur les touches du clavier, et de la longue ribambelle de mots fleurissant sur mon écran d'ordinateur. En fond sonore, j'avais prévu du Vivaldi (j'ai des gouts populaires) ou du Nightwish (j'ai aussi des gouts vulgaires). Il me reste quinze jours pour terminer une nouvelle sur l'histoire d'un bateau de glace dont j'ai le plan complet mais pas une seule ligne écrite (il s'agit là d'un démarquage du 'Rime of the Ancient Mariner' de S.T.Coleridge, je suppose que la chanson d'Iron Maiden y est pour quelque chose).

 

 

 



















Mais j'avais besoin de pain pour le petit déjeuner. Donc je suis descendu en chercher. Je suis entré dans la boulangerie, et j'ai demandé une flute florentine ; la jeune boulangère m'a donné une baguette florentine. J'ai dit : « excusez-moi, mais j'ai demandé une flute. » « Pardon. » « C'est pas grave. » « Ca fait un euro dix. » « Voilà. » « Au revoir. » « Au revoir. »

Il était 8 heures et demi du matin.

J'ai pris mon petit déjeuner et j'ai écrit la moitié du premier jet. J'étais content, alors j'ai décidé de lire un livre ('Descente aux Enfers', de David Goodis – excellent) puis de faire une sieste.
A deux heures, j'ai eu envie d'un café.
J'ai donc décidé de descendre en ville pour m'acheter une machine Nespresso (oui, je suis une fashion victim). J'étais content tout le long de la descente de la colline : les gens souriaient, se tenaient par la main, se faisaient des bisous, quelques gamins trainaient ici et là, jouant au ballon, en riant et en s'insultant. La vie, quoi – belle. Puis je suis arrivé sur la place des Terreaux – un gros con bouffi de suffisance en Lamborghini se la jouait grave, lunettes de mouche fumées sur le front, quelques pétasses sur-habillées, sur-maquillées de dix-sept ans mâchaient du chewing gum, fumaient et tortillaient du cul. Je venais de pénétrer dans un autre monde.

Je décidai de faire une pause avant d'aller acheter ma machine à café : j'allais chez mon bouquiniste préféré, rue d'Algérie, le fameux Temps Livres. Je rentre dans la boutique, je dis bonjour, et je me dirige vers le rayon SF, fantastique, polar. Au bout de cinq minutes, le bouquiniste me lance : « si vous avez besoin d'un renseignement, n'hésitez pas ». Je sens le gars qui se fait un peu chier quand même, et qui taillerait bien le bout de gras. Sauf que je sais pas de quoi parler – tout n'est que vacuité, donc je réponds « je n'hésiterais pas, je n'hésiterais pas ». Je continue ma fouille, je récupère un King, un Card, un Egan, un Jouanne, un Brussolo (tous d'occase) et un Jess Kaan (Réfractaires – Temps Livre étant un distributeur officiel d'Eons). Je vais vers le comptoir et je dis « Et voilà. Tout ça » en posant ma pile.
(Mais, t'es trop con, mon pauvre Laurent, t'es vraiment trop con, c'est pas possible).

Il me répond un truc du genre « Ah, oui, mais c'est pas le nombre qui est important – et puis si vous voulez pas d'aide, vous voulez pas d'aide, c'est pas grave ». Je pourrais lui répondre que « merci, ça va, rayon SF et genres, je me démerde pas mal, que je suis plutôt connaisseur, tout ça, tout ça », mais je dis juste « Oui, mais non, en fait, je suis pas bavard ». En gros, je ferme la porte à toute discussion. Je suis un gros con. Mais merde ! Le gars, je le connais pas, je vais quand même pas lui raconter ma vie, si ?
(Vous allez me dire que je le fais bien ici – mais ici, c'est chez moi, c'est un peu comme si je me parlais tout seul – et je n'oblige personne à me lire. Des fois je parle tout seul, c'est vrai, dans ma salle de bains, ou dans la rue – les gens me trouvent bizarre, surtout quand je secoue la tête ou que je fais des grimaces)
Je paye (25 euros pour 6 bouquins) et je m'en vais en lançant un « la prochaine fois, je serais peut-être plus bavard ». Le bouquiniste rigole, l'air presque gêné d'avoir affaire à un tel demeuré. Je le comprends, je serais gêné moi aussi.

Je vais acheter ma machine à Nes. C'est pas loin, c'est place de la Bourse, à cinq minutes à pied. J'entre dans la boutique (un grand black, bien fringué, souriant, classe, m'ouvre la porte – il me dit bonjour monsieur, je lui réponds, bonjour, merci et je me pose la question 'mais putain, pourquoi, c'est toujours des blacks les portiers ? Pourquoi, on les utilise toujours comme des boys ? C'est ça le XXIème siècle ? Et puis je décide d'arrêter de me poser des questions). Il y a un peu de monde, j'ai envie de partir. Mais j'ai aussi envie de café. Donc je tourne en rond, oscillant entre mes deux envies. Je me décide à faire la queue. J'attends depuis une bonne minute lorsque je vois deux nanas qui me passent devant (genre 6ème arrondissement, bien fringuées, Dior, Chanel ou je sais pas quoi – alors que je fais pouilleux avec mon jean sale, mon T-Shirt grisâtre, mes baskets défraichies et mon manteau qui a connu beaucoup trop d'hivers). Du coin de l'oreille, en parallèle, j'entends une voix de femme dire 'allez-y mesdames, faites la queue ici'. Je me retourne, pour dire quelque chose comme 'eh oh, j'existe, je suis là, je faisais déjà la queue' : je croise le regard d'une jeune femme chargée d'orienter la clientèle (apparemment lorsque je suis entré dans la boutique elle ne m'a pas vu, ou elle en avait rien à foutre, se disant que je venais simplement regarder et que je n'avais pas le look a dépenser de la thune pour une machine à café – que j'étais juste de la merde, que, si ça se trouvait, je gagnais tout juste le SMIC, comme elle). Elle doit voir mon regard pas content (mais quand je suis pas content, même en fronçant les sourcils, je fais pas peur – c'est comme ça, c'est la vie) et elle me dit – avec un ton d'une condescendance insupportable 'monsieur, si vous voulez bien passer derrière ces dames, elles font la queue depuis plus longtemps que vous'. Je dirais bien que non, que j'avais bien vérifié avant de prendre mon tour dans la queue que je ne coupais le passage à personne, que je n'agissais pas comme un malotru (après tout, on est pas dans un quick ou un McDo, les gens se comportent en êtres civilisés). Je dis juste 'd'accord'. Puis la colère gronde en moi, car je sens qu'il y a là comme un injustice à l'oeuvre et que décidément, ce n'est pas ma journée. Donc je répète 'd'accord', en y ajoutant une légère inflexion de menace (je m'imagine le Terminator disant 'I'll be back') et je me casse de cette boutique de merde (place de la Bourse, dans le 2ème arrondissement à Lyon – je leur fais de la pub, c'est ma petite vengeance mesquine). Le grand black m'ouvre la porte, toujours souriant. Il est cool.

Conséquence : je vais à l'autre boutique Nespresso (encore à cinq minutes à pied – place des Jacobins). Parce que j'ai toujours envie de café – et que je vais pas me laisser emmerder par une pétasse obséquieuse.
J'entre dans la boutique – encore une fois, je suis invisible (faut vraiment que je pense à me débarrasser de cette cape elfique, autrefois offerte par dame Galadriel). Je me dirige vers la réplique parfaite de l'autre oriente-file (j'ai compris le truc, faut tout de suite faire sentir que tu vas dépenser du cash – après tout, c'est la règle dans notre société de consommation, non ?) et je lui dis 'bonjour, je veux acheter une machine'. Elle me sourit (genre purement artificiel – elle n'en a strictement rien à foutre de moi) et nous choisissons ensemble une machine. Je prends la moins chère. Elle me dit : 'faites la queue ici, je vais vous chercher la machine'.

Elle va me chercher la machine.
Je fais la queue.

Derrière le comptoir, deux jeunes femmes, très jolies (à mon avis, le mec qui fait le casting doit se faire plaisir – pas une seule vendeuse moche – ça pue la discrimination).
Vient mon tour (la machine a été déposée derrière le comptoir). Il y a du bruit derrière moi, des gens qui font la queue et qui me collent au cul ; j'ai soudainement envie de me reculer pour leur mettre mon sac à dos dans les dents – donnez moi de l'air, bande de cons.
Ma vendeuse est superbe. Évidemment, il est possible que mon jugement soit erroné : ma misère affective actuelle est telle que je tombe amoureux de tout ce qui bouge et qui a des jolis yeux. Elle a de jolis yeux noisettes.
Quand elle me parle, on dirait qu'elle récite une leçon – ça m'énerve un peu, mais ça va, je pardonne, ça doit quand même être un sale boulot que de répéter cent fois la même chose. Je dis 'ouais, ouais'. Je voudrais dire un truc spirituel, être rigolo, qu'elle se souvienne trente secondes de moi ce soir en prenant le métro pour rentrer chez elle, mais tout ce que je trouve à dire c'est une connerie du genre 'putain, en tout cas, je reviendrai pas un samedi'. J'ai droit à un sourire factice – elle sait que j'ai tenté d'être amusant, mais ses yeux hurlent 'pauvre type, j'aimerais beaucoup que tu débarrasses mon comptoir'. Ouais, moi aussi à ta place, j'aimerais beaucoup que je débarrasse mon comptoir.
Looser.

Je ne me sens pas bien ; il fait chaud, il y a du monde, trop de bruit. Je ne pense qu'à une chose, c'est me barrer de là. Je réponds 'oui', je réponds 'non' à ses questions, sans vraiment les écouter – abrège, bordel, fini ton speech, présente moi la facture, qu'on en termine. Dans d'autres circonstances, j'aimerais bien discuter un peu plus longtemps avec elle, lui monter que, finalement, je ne suis pas plus con qu'un autre, qu'on pourrait presque se trouver des points communs, mais on ne change pas le décor d'un coup de baguette magique, non, ça ne marche pas comme ça mon garçon.
Je sors ma carte bleue. Je pincode. Je prends mes affaires et je rentre chez moi. Elle me dit 'bon week-end', elle ne le pense pas. Je lui réponds 'bon week-end', je m'en fous, je ne la reverrai pas.

C'est moyennement lourd, mais il y a du chemin : en plus c'est samedi après-midi, c'est la rue de la République, y'a du monde partout, c'est l'enfer. Donc, je râle, je peste – je joue le parfait asocial. Et puis, il fait trop chaud : je sue, je pue. J'en ai marre.

Je rentre chez moi.
Je branche la machine.
Je me fais un expresso – volluto. C'est bon. J'en prends un autre. Je suis bien. J'ouvre un livre – 'L'arc en ciel de la Gravité' de Pynchon, je kiffe.


Demain, je reste chez moi. Je ne sors pas.
Plein le cul des gens.

par L. Dix-Six publié dans : Humood
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Vendredi 4 avril 2008

Vous l'aurez peut-être noté : j'ai changé la bannière de mon p'tit blog - histoire de le dépoussiérer un peu. En réalité, cela fait un peu plus d'une semaine que le changement est visible, mais, jusqu'à présent, la définition était pour le moins pourrave : ça pixellisait à mort, c'était tout moche, tout baveux. Du haut de mon terrible mépris pour la chose informatique, j'en tenais naturellement Overblog pour responsable, foutriquet incapable de me fournir les outils adéquats.
Une fois n'est pas coutume, j'étais dans l'erreur. Il suffisait, semble t'il, de flinguer mon pare-feu et de dimensionner correctement mon jpeg de merde. Il m'aura donc fallut près de 10 jours pour le comprendre et arriver à faire flotter haut - et avec fierté -  ma si sombre bannière.
D'aucuns diront qu'elle est trop volumineuse et que j'aurais pu agencer le tout avec plus d'harmonie. D'aucuns auront raison. Cependant, à l'heure actuelle, ces détails de finition me gonflent et je remets au lendemain (disons plusieurs mois) le re-design du biniou : c'est probablement super fun de jouer pendant des plombes avec les calques et les masques de fusion de Toshop, mais là, juste là, j'en ai marre. Donc, terminé, fini de jouer avec les images. Je retourne jouer avec les mots ; j'ai un max de pain sur la planche, et j'avance comme une limace.
A la prochaine pour de plus amples informations sur le work in progress de Escape from Paris (titre non arrêté - j'hésite entre ce dernier et Exit Irae ou Simplement Sortir).

par L. Dix-Six publié dans : Humood
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Samedi 22 mars 2008

L'année dernière a été une super année (je vous en faisait récemment part dans mes fielleux Labocriture – Bilan 2007), bien mieux que l'année précédente par exemple. J'ai pas été largué par la femme de ma vie, j'ai pas démissionné deux fois, ni déménagé (deux fois aussi) à plus de cinq cent bornes(*).
J'ai même été publié – sans compter que j'ai repris goût à la pizza. Et à la bière. Et au sexe. Et à la douche quotidienne.
Ce qui me vaut (avoir été publié – pas le reste) de me retrouver dans la liste initiale pour le Prix Rosny Ainé, catégorie nouvelle.

Oui, je sais, ça n'a rien d'exceptionnel puisque dans la liste initiale, on retrouve toutes les nouvelles publiées dans l'année (en cherchant bien, on en retrouve même qui n'ont pas encore été publiées – c'est ça la SF, y'a des time-warps, c'est cool).
Alors, oui, d'accord, c'est facile, mais comme je ferai p'têt que ça dans ma vie, ça mérite un billet sur mon blog, entre deux vomissures. Je suis chez moi, j'écris ce que je veux, et je laisse dégouliner mon égo sur vos gueules si je veux.
Bordel.

Tout le monde peut voter pour le premier tour. Même moi. Même toi, même vous. C'est beau la démocratie – ça permet aux cons de s'exprimer (et ils le font – les cons!!!).
(Pour le second tour, c'est plus compliqué, faut être inscrit à la 35ème convention de la SF, faut payer, faire partie du gratin, avoir des amis, c'est compliqué, c'est chiant).

Je pourrais donc voter pour moi si je voulais.
Mais j'ai pas envie.
Et comme je n'ai pas lu 5% de toutes les nouvelles qui sont listées (pour les romans, c'est pareil), par décence, je ne voterai pas du tout.
Mais si vous voulez voter pour moi, allez-y, faites-vous plaisir.

* Cela étant, ces déménagements-démissions multiples ont eu une double effet kiss-cool assez saugrenu : France-Telecom me facture toujours à une adresse où je n'habite plus depuis plus d'un an, et j'ai appris aujourdh'ui que j'étais 'Inconnu des fichiers de la Sécurité Sociale'. Putain, si ça se trouve, je suis mort et je le sais pas encore. C'est fun.

par L. Dix-Six publié dans : Nouvelles
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Vendredi 21 mars 2008
par L. Dix-Six publié dans : Placardo Blouze
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Samedi 1 mars 2008
Placardeau-Blues-30.jpg
par L. Dix-Six publié dans : Placardo Blouze
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Vendredi 29 février 2008

Yeaaaaaah ! J'y suis arrivé ! Encore une fois !
J'ai réussi à terminer ma nouvelle Truelle, Pelle et Sébastian dans les temps. Mais tout juste, comme de bien entendu. La date limite d'envoi était le 29 février, et nous sommes ... yes, vous avez compris, le 29 février ! J'ai envoyé ma nouvelle à 20h50 - c'est cool, j'avais encore plein de temps devant moi, un tout petit peu plus de 3 heures.
Total success !

Truelle, Pelle et Sébastian, donc : pour l'AT des 
Trois Souhaits, la maison d'édition du super site ActuSF, où je trolle parfois assez vilement sur le forum. Bouh...
Pourquoi ce titre ? 
Parce que.
Parce que je raconte l'histoire de deux fées (Pelle et Truelle) et d'un pauv' gars Sébastian. Et aussi parce que 'Pelle et Sébastian', ça me faisait salement rigoler. 
Et j'aime rigoler.

Mais ce n'est pas tout ! 
Eh non !
Le Lolo ne s'est pas arrêté là, que nenni ! Il a aussi participé aux
Pépins 2008.
Le concept me paraissait étrange au départ : comment ça, écrire des textes de moins de 300 caractères ? C'est possible ça ? En racontant une histoire ? Bah, merde alors.
Je n'y croyais pas. Ergo, j'ai essayé.
Et j'ai trouvé ça super rigolo.
(J'aime rigoler, bordel, c'est si dur que ça à comprendre ?)

Ca donne des trucs comme ce qui suit :

Dune
Dame Jessica accoucha d'un fils. Ce n'était pas du goût des sœurs du Bene Gesserit  qui lui avaient commandé une fille.
Les épices, c'est bon, mais ça rend con. Pour des clous de girofle, le royaume fut perdu.

Le Seigneur des Anneaux
Lorsque Gandalf vint demander à Frodon le Hobbit de jeter l'Anneau Unique dans le Mont du Destin, ce dernier commanda un pigeon voyageur et une pizza 4 fromages. Le pigeon alla jeter l'Anneau, finit par se suicider ; le monde fut sauvé.
Frodon mourut de botulisme.

Ceci, pour les classiques.
Pour de l'original, y'a ça :

Cacahuète-Bowl – Curlys vs Grillées-salées de Balsen
Deux équipes se font face, prêtes à en découdre. L'une compacte, les Grillées-salées, l'autre plus vaporeuse, l'équipe des Curlys.
Elles en veulent – elles ne lâcheront rien.
D'une main vive, je les saisis et les dévore. Et lampe une gorgée de bière.

par L. Dix-Six publié dans : Nouvelles
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